Paranormal & Supranaturel

L'homme électrique

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L'homme électrique

Message par Passiflore le Ven 14 Avr - 12:19

Gary Clark projetait d'ouvrir un magasin d'épicerie fine et de spiritueux, et à cet effet, il s'était attelé à la restauration d'un vieil immeuble. C'est alors qu'un défunt se manifesta à lui. Cet endroit qu'il avait choisi pour son commerce était hanté.
Déplacements d'objets, lumières qui s'éteignent et s'allument toutes seules, bruits de pas, tantôt marchant, ou sautant comme si on dansait la gigue, ou bien une silhouette en plus de son ombre si d'aventure on se retournait...
Clark et sa femme n'en crurent pas leurs yeux un jour, lorsqu'ils virent un homme se matérialiser entièrement sous leurs nez, se tourner pour se diriger droit dans un mur, et ensuite disparaître. Le fantôme avait l'air de quelqu'un bien vivant. Il avait des cheveux poivre et sel, dépassait largement le mètre 80, pesait bien une centaine de kilos et avait de la brioche. Les manches longues de sa chemise en flanelle découvraient des mains énormes et son corps bien visible, quoique transparent, était revêtu d'une salopette grise.
"La veille de l'inauguration, j'étais occupé à garnir les étagères, situées au frais, de bouteilles de vin. J'en avais une dans chaque main quand soudain, une force invisible heurta mon bras au niveau du coude et une bouteille de vin de prix tomba de son étagère pour se briser au sol. Cela ressemblait à un baptême dans les règles de l'art. Des objets se mettaient à bouger. Un paquet de chips défia toutes les lois de la physique et s'envola de son étagère pour aller atterrir au milieu de la pièce. [...] C'était très énervant et les choses ne faisaient qu'empirer."
Quelques jours plus tard, nouvel incident :
"Après que cet homme eût payé, cette... chose, esprit, fantôme ou que sais-je, marcha tout près de moi ! Il n'y avait plus de clients dans le magasin. Il était transparent et marchait très vite, et il est sorti en traversant le mur. Il ressemblait à cet homme aux cheveux gris que ma femme et moi avions vu auparavant. Mais après que je sois sorti, cette chose est revenue dans l'immeuble, du moins c'est ce que j'ai compris. Ma belle-soeur l'a vu. Elle était blanche comme un linge. Je lui demandai : 'Qu'est-ce qu'il y a ?' Et elle a dit : 'Je l'ai vu. Un fantôme ! Il est entré, est allé à la fenêtre et t'a regardé.' Sa description correspondait exactement à notre homme.
Et voilà que ça recommençait près de la caisse enregistreuse. Il y avait un bruit insolite. J'écoutai attentivement pendant une seconde. J'étais debout, à compter la monnaie, quand soudain, mes cheveux se dressèrent sur la nuque. Quelqu'un ou quelque chose se tenait debout derrière moi et faisait un bruit étrange. Juste avant que je me retourne... BAM ! Quelque chose me frappa au coude et douze ou quinze pièces de 25 cents s'envolèrent un peu partout ! [...] Je reconnais que j'avais peur. [...] Alors je rassemblais mon courage et dis : 'S'il y a un esprit ici, qu'il me donne un signe. Si tu es agressif, ou une âme mauvaise, alors fous le camp d'ici ! Je ne veux rien avoir à faire avec toi. Cesse de m'importuner. Si tu es gentil, ça ne me dérange pas que tu sois là mais arrête ces blagues de mauvais goût. Les gens qui travaillent pour moi, ainsi que moi-même, sommes bien embêtés par tous les dégâts que tu causes. Et nous ne sommes pas à armes égales. Il y a d'autres moyens pour nous faire savoir que tu es là. Montre-toi donc !'"
Il avait à peine fini de parler qu'un bruit infernal rompit ce silence bref mais pesant. C'était comme si un vent mauvais, venu des profondeurs de la Géhenne, avait pénétré dans la pièce aux volets clos. Un rugissement, tenant plus du grognement, gagnait en intensité à chaque seconde. Gary se raidit de peur puis de terreur. Figé dans l'attente de cette effroyable présence, il était incapable de se retourner pour regarder derrière lui, apeuré de ce qu'il pourrait y découvrir. Ses poils se hérissèrent et son cuir chevelu le picota comme s'il était électrifié. Ce bruit puissant l'imprégnait de tout son être, contrôlant ses réflexes moteurs. Soudain, cet effrayant sortilège fut rompu par un concert furieux de battements d'ailes, des centaines d'ailes, de plus en plus bruyant. Ces gigantesques oiseaux d'un sombre et lointain passé préhistorique devaient faire un bruit similaire à cet incroyable crescendo qui enveloppait Gary Clark. Puis ce bruit qui allait s'amplifiant s'intensifia au point de devenir un vrombissement puissant, tel celui émis par les hélices d'un hélicoptère. "C'était tout simplement affreux, dit Clark, frissonnant rien que d'en parler, "comme le vent rugissant à l'intérieur d'un canyon, OUHOUHOUH! Et ce bruit de claquement... croyez-moi, j'étais si horrifié que j'avais mal au coeur."
"Quand tout fut fini et que j'étais plus calme, j'analysais la situation. Le fantôme m'avait donné une preuve plus que suffisante de sa présence. Sinon, comment expliquer un tel bruit ? Alors je lui proposai un marché. Je dis : 'S'il y a quelque chose d'humainement possible que je peux faire pour toi, je le ferai. De l'autre côté, si tu veux bien garder un oeil sur le magasin quand je ne suis pas là, je t'en serais reconnaissant.' Et je suis parti."
Mais les manifestations persistèrent et finalement, Gary décida que soit lui, soit le fantôme, devrait quitter les lieux. Il fit appel à un parapsychologue, Mark Turck, qui vint avec sa femme, Louise, un médium à transes, dans l'immeuble, afin d'enquêter sur cette hantise. Elle n'était pas au courant des faits. Par deux fois, lors de ses transes médiumniques, elle entra en contact avec ceux (nombreux) qui hantaient Casa Bodega. Certains étaient des âmes livrées à elles-mêmes, ignorant qu'elles étaient décédées. [...]
Une entité malfaisante déclara avoir causé la plupart des dégâts et révéla des détails confidentiels au sujet de certains faits que Clark était le seul à savoir. Mais il semblait que "l'homme électrique" jouait un rôle prépondérant dans cette hantise. Après être tombée en transe, Louise se décorpora et se rendit à l'étage au-dessus. Elle rencontra un esprit environné d'étincelles ardentes comme s'il était électriquement chargé. Lorsqu'elle s'approcha, "l'homme électrique" cria : "Aidez-moi ! Aidez-moi ! Éteignez ce feu !" Des étincelles multicolores crépitaient dangereusement autour de lui. Louisa généra un seau d'eau (une forme-pensée) et l'en aspergea. L'entité fut réduite en cendres et en poussière sous ses yeux.
Un accident des plus inhabituels, qui pourrait nous éclairer sur la véritable identité de ce spectre électrique, s'était produit à Casa Bodega. En 1967, alors que l'édifice servait de lieu de travail pour un inventeur génial et réputé poursuivant ses recherches scientifiques, un composant électrique sur lequel il travaillait déclencha une violente explosion et causa sa mort. La description de ce scientifique correspondait à celle du fantôme que Clark et deux autres témoins avaient vu. Il n'y a aucune certitude que la victime de cet accident hante Casa Bodega mais les faits pointent dans cette direction.
Bien qu'un "nettoyage" ou "purification" (exorcisme) ait été effectué à l'interieur du bâtiment, Clark et presque tous ceux qui y travaillaient continuaient d'être harcelés. Après un an d'affaires florissantes, Clark jeta l'éponge et c'est son ancien associé qui a pris la relève.

Extrait de More Haunted Houses, de Richard Winer et Nancy Osborn Ishmael.


Publié le 14 mai 2012
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Re: L'homme électrique

Message par Narcisse le Ven 14 Avr - 19:36

Puis ce bruit qui allait s'amplifiant s'intensifia au point de devenir un vrombissement puissant, tel celui émis par les hélices d'un hélicoptère. "C'était tout simplement affreux, dit Clark, frissonnant rien que d'en parler, "comme le vent rugissant à l'intérieur d'un canyon, OUHOUHOUH! Et ce bruit de claquement... croyez-moi, j'étais si horrifié que j'avais mal au coeur."

J'ai par deux fois entendu ce ouh ouh ouh, la première fois c'était un soir d'été, j'étais jeune et je montrais la nouvelle voiture du père à un copain dans le garage.

La deuxième fois c'était en revenant du travail, à l’intérieur même de ma voiture, un collègue qui n'a pas le permis et que je charriais en est témoin, cela ressemble bien à un rugissement de vent et ça paralyse.

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Re: L'homme électrique

Message par Passiflore le Ven 14 Avr - 19:57

On peut se demander si elles ne font pas un tel bruit avec leurs ailes...
Dans cette histoire, il est clair qu'une de ces entités se trouve dans la pièce, et qu'elle bat des ailes suite aux propos de Gary Clark.
Étant donné qu'elles sont bien plus grandes que des oiseaux, le déplacement d'air qu'elles provoquent quand elles agitent leurs ailes doit être conséquent...
Mais je ne crois pas qu'en ce qui te concerne, il y en avait une dans ta voiture. Peut-être était-elle au-dessus...
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Re: L'homme électrique

Message par Narcisse le Ven 14 Avr - 20:11

Oui je me doute bien qu'une telle créature ne tiendrait pas dans un espace restreint , par contre ce bruit horrible provenait bien de l’intérieur.

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Re: L'homme électrique

Message par Passiflore le Mar 18 Avr - 18:49

J'ai oublié de te souhaiter la bienvenue , c'est vrai qu'il n'y a pas de rubrique présentation.


Dernière édition par Passiflore le Mar 25 Avr - 13:07, édité 1 fois
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Re: L'homme électrique

Message par Narcisse le Mer 19 Avr - 1:21

Merci. Wink


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Re: L'homme électrique

Message par Passiflore le Mar 25 Avr - 13:36

Voici une autre histoire qui pourrait expliquer le battement d'ailes...
L'auteur M G Murphy a fourni aux éditeurs de Fate une déclaration sous serment, confirmant l'authenticité des évènements bizarres qui se sont produits dans une maison, gâchant la lune de miel de trois couples (les Murphy, les Nelson et les Chapman).
Ils n'avaient pas beaucoup d'argent, mais ils trouvèrent une maison à louer pour un prix ridiculement bas. Cette maison était immense, en plus du rez-de-chaussée, elle comportait deux étages.
Quelques jours après leur installation, les trois épouses entendirent des bruits de pas, comme si quelqu'un montait les escaliers en courant. Elles en parlèrent à leurs époux, qui se contentèrent de sourire.
Quelques nuits plus tard, les hurlements de l'une des femmes, qui criait qu'on essayait de l'étouffer, réveillèrent brusquement toute la maisonnée. Son mari pouvait voir qu'elle se débattait avec un assaillant invisible, jusqu'à ce qu'elle fût projetée au sol avec tant de force qu'elle se tordit la cheville (elle faisait peine à voir), sa tête heurtant le mur. On fit venir un médecin, qui dit que ce n'était pas surprenant, vu la maison où ils habitaient. Il refusa d'en dire plus. 
Les jours suivants, tout le monde entendait ces bruits de pas, et aussi des portes qui claquaient, et l'eau qui jaillissait des robinets. Un soir, ils virent les immenses portes coulissantes du salon qui s'ouvraient, comme par le fait d'une main invisible, en même temps qu'ils sentirent un courant d'air froid. Quand ils fermèrent les portes à clef un soir, l'un d'eux fit remarquer que c'était plus pour protéger le monde extérieur de ce qu'il y avait à l'intérieur... Cette remarque désinvolte lui valut une odeur fétide, nauséabonde, qui persista pendant des jours tout le long des escaliers.
Les trois couples tinrent conseil sur l'éventualité d'un déménagement. Même si les manifestations étaient quelque peu gênantes, le prix du loyer était imbattable. Ils en prendraient leur parti et pourraient économiser leur argent. 
Le matin suivant, un incident survint, qui leur fit reconsidérer la situation. Aux premières lueurs de l'aube, ils furent réveillés par le bruit d'un lourd chariot qui s'approchait de la maison. En plus du bruit de sabots, ils pouvaient entendre les voix fantomatiques de deux hommes qui se disputaient. Cela se reproduisit deux fois la semaine suivante.
Ils eurent droit à d'autres manifestations auditives, comme si la mémoire des lieux était réactivée, tels que le cliquetis d'un vieux moulin à vent, un corps chutant sur la structure métallique, pour finir par atterrir dans un bruit sourd. M. Murphy apprit, en interrogeant le voisinage, qu'un ouvrier, posté au sommet du moulin à vent, avait fait une chute mortelle, lorsqu'une soudaine rafale de vent avait détaché l'une des pales. 
Une fois, au sous-sol, ils purent entendre quelque chose soupirer et haleter. On aurait dit un soufflet géant.
Mme Woodruff, la grand-mère de l'une des épouses, était une "sensitive". Elle et son mari vinrent leur rendre visite. Elle déclara que quelque chose qui n'était pas humain hantait les lieux, et qu'elle était terrifiée. Alors qu'elle et son mari se préparaient à partir, un monstre invisible la jeta au sol devant la cheminée et se mit à l'étouffer. Son mari vint à sa rescousse. Il invoqua Dieu, affirmant que c'était la maison du mal, et dit que les trois couples seraient bien avisés de déménager.
La grand-mère, dont la voix n'était plus qu'un chuchotis enroué, raconta qu'elle était en train de "parler" à la femme blonde (qui aurait vécu dans la maison, et y serait restée) quand elle avait vu une affreuse créature se glisser derrière elle. "C'était aussi grand qu'un homme, mais ça ne ressemblait à rien de ce que j'avais vu auparavant. Ça avait des cheveux roux hérissés sur la tête, comme des fils de fer. Ses mains étaient recourbées comme des serres. Ça avait des bras d'homme, recouverts de poils roux." La bête avait menacé de tuer la grand-mère. Elle avait laissé des entailles sur son cou, là où ses serres s'étaient plantées dans sa chair. Elle ajouta, mettant en garde sa petite-fille  : "Je sais que cette maison va brûler dans peu de temps. Il ne restera que les fondations."
Pas longtemps après, durant la nuit, une gigantesque chauve-souris noire se faufila sous les draps et se cramponna, avec ses dents, au pied de Mme Nelson. Il fallut deux hommes pour lui faire lâcher prise. Ils la rouèrent de coups et elle se retrouva par terre. Elle parvint à se relever, tournoya à travers la pièce, et prit la fuite en brisant une fenêtre. C'en était trop, et les  trois couples décidèrent de déménager.
Quelques semaines après le départ des jeunes mariés, la vaste demeure fut réduite en cendres. Mais les ennuis de la famille Murphy avec cette odieuse entité étaient loin d'être terminés. 


Cette entité aux cheveux roux et aux mains recourbées comme des serres* continua de les harceler. Ils habitaient désormais une vieille maison, dans un ranch de San Bernardino. 
Cela faisait dix ans que la grand-mère était morte. Un jour, Oncle Jim vit une chose aux cheveux roux sortir sa tête du débarras, puis fermer la porte. Malgré les moqueries de la famille, il se plaignait de quelque chose qui venait dans sa chambre toutes les nuits. Ces railleries tonitruantes cessèrent le jour où il mourut.

* C'est moi qui souligne.
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