Paranormal & Supranaturel

La malédiction des pharaons

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La malédiction des pharaons

Message par Passiflore le Ven 28 Avr - 18:19

Le 17 février 1923, à Louxor, en Égypte, une vingtaine d’hommes est rassemblée devant un mur de pierre. Un mur qui a été dressé voici plusieurs milliers d’années pour protéger à tout jamais le sommeil éternel du jeune pharaon Tout Ankh Amon.
Une vingtaine de témoins se presse derrière Lord Carnarvon et Howard Carter, deux archéologues britanniques que leur destinée extraordinaire allait rendre célèbres dans le monde entier. Il est un peu plus de 14 heures et dans quelques secondes Howard Carter va commencer la destruction du mur qui obstrue le tombeau.
Le bras de Carter se lève. Il tient dans sa main droite un lourd marteau, et sa main gauche serre un ciseau qui va pénétrer dans le mur mystérieux. L’assistance frémit. Et Lord Carnarvon ne peut s’empêcher de repenser à l’inscription trouvée quelques semaines auparavant, déchiffrée à grand-peine sur une tablette d’argile. Une inscription qui semblait mettre en garde les profanateurs du tombeau :

LA MORT ABATTRA DE SES AILES QUICONQUE DÉRANGERA LE REPOS DU PHARAON…

Lorsqu’il eut percé un trou deux fois large comme son bras, Carter éclaira la chambre mortuaire à l’aide d’une lampe électrique. Un scintillement d’or frappa son regard. De l’or. Il y en avait partout, sur les murs, sur le sol, qui brillait étrangement sous les yeux effarés des archéologues. Les deux hommes élargirent la brèche. Un immense coffre en or occupait la presque totalité de la pièce, avec sur un côté, deux portes verrouillées qui s’ouvrirent sans effort et sans bruit. A l’intérieur, un second coffre, en or lui aussi. Mais sur les portes qui fermaient ce deuxième coffre, des scellés intacts, qui prouvaient que, depuis l’enterrement du pharaon, nul n’avait vu ce qui se cachait derrière cette cloison-là.
Les deux archéologues refermèrent soigneusement les portes du caveau et obstruèrent à nouveau le couloir.
Personne ne disait un mot dans l’assistance recueillie. Il y avait là un ministre, des hauts fonctionnaires, des archéologues, des savants, les inspecteurs généraux de l’administration égyptienne des Antiquités, et deux femmes.
Au total, une vingtaine de personnes, dont treize allaient, en quelques mois, mourir de mort violente...
Une quarantaine de jours plus tard, Howard Carter reçoit un télégramme du Caire. Lord Carnarvon est gravement malade. Howard Carter qui était à Louxor ne s’inquiète pas. Un deuxième télégramme arrive bientôt : Lord Carnarvon très sérieusement malade. Forte fièvre. Carter se hâte vers la capitale égyptienne.
Depuis douze jours, Lord Carnarvon était la proie de très fortes fièvres. Dans la chambre qu’il occupait à l’hôtel Continental, les accès de température atteignaient souvent 40°. Le fils de Lord Carnarvon arriva au chevet de son père. Dans la nuit même, à deux heures moins dix, il fut réveillé par une infirmière. Son père était mort. Il courut dans sa chambre, et au moment où il franchissait le seuil, toutes les lumières s’éteignirent, d’un seul coup.
La sœur de Lord Carnarvon était en larmes. Les dernières paroles du Lord étaient étranges : "J’ai entendu son appel", avait-il murmuré. "Je vais le suivre."
À l’heure précise où le Lord mourait au Caire, à des milliers de kilomètres de là, en Angleterre, dans la maison des Carnarvon, la petite chienne du Lord se mit à geindre, se dressa sur les pattes de derrière et retomba, morte.
Quelques jours plus tard, l’archéologue américain Arthur Mace qui avait aidé Carter à briser le mur de la chambre du pharaon se sentit fatigué. Il perdit connaissance avant même que les médecins puissent faire le moindre diagnostic. Il mourut dans l’hôtel même où Lord Carnarvon était décédé.
Dans la même période, le milliardaire américain George Jay-Gould, ému par la mort de son vieil ami Carnarvon se fait montrer par Carter le tombeau de Tout Ankh Amon. Le lendemain de sa visite une violente fièvre le terrassait. Et le soir, il était mort. Un industriel anglais Joel Woolf ayant visité le caveau funèbre est pris de fièvre sur le bateau qui le ramène en Angleterre. Il meurt en pleine traversée. Archibald Douglas Reed, le biologiste qui avait découpé les rubans entourant la momie du pharaon, est pris, lui aussi, de fièvre. La faiblesse qui l’accable est foudroyante. Il meurt dès son retour en Angleterre.
Dans l’esprit de chacun il n’y a plus de doute. La peur fait place au doute. On repense à l’inscription déchiffrée sur la tablette d’argile : 

LA MORT ABATTRA DE SES AILES QUICONQUE DÉRANGERA LE REPOS DU PHARAON…


En six ans, vingt-deux personnes au total moururent de mort violente, inexpliquée, brutale. Ces vingt-deux personnes avaient toutes été associées d’une façon quelconque aux fouilles du mausolée de Tout Ankh Amon. Parmi ces vingt-deux personnes treize avaient assisté, à Louxor, à l’ouverture du tombeau.
La presse s’empara de l’affaire. On parla ouvertement de la malédiction des pharaons…

Les savants du monde entier échafaudaient les théories les plus diverses. On parla de loi des séries, de télépathie à travers les siècles, de bio-énergie. Des recherches spectaculaires furent entreprises sur les propriétés de la pyramide en tant que figure géométrique. Un chercheur spécialisé dans les études africaines se fit enfermer pendant une nuit entière dans la chambre royale de la pyramide de Chéops. Le lendemain matin, quand on ouvrit la porte, il avait perdu la raison. Un radiesthésiste français, Jean Martial, apporta la preuve que la forme pyramidale accélère, de manière extraordinaire, la momification des corps.
En 1959, un ingénieur tchèque Karel Drbal, déposa un brevet pour protéger son invention : une petite pyramide qui… aiguisait les lames de rasoir par simple exposition du tranchant usé, pendant six jours.
Un homme n’a jamais voulu croire en cette malédiction. "Il y a dans la vie des hasards curieux, disait Gamal Mehrez, directeur général des musées égyptiens au Caire à Philipp Vandenberg, auteur d’une étude sur la malédiction des pharaons. Certes, si l’on fait le compte de toutes les morts mystérieuses depuis l’ouverture du tombeau de Tout Ankh Amon, cela donne à réfléchir. D’autant qu’on retrouve, effectivement, des formules de malédiction dans l’histoire de l’ancienne Egypte ! Mais moi, je n’y crois pas. Regardez-moi : j’ai passé ma vie dans les tombeaux des pharaons. J’ai étudié des momies pendant des mois entiers. Je suis la preuve vivante de ce que j’avance. Tout cela n’est pas une affaire de malédiction. C’est un hasard tragique."
Quatre semaines après avoir fait cette déclaration, Gamal Mehrez mourait. Défaillance cardiaque, diagnostiquèrent les médecins. Une mort tout de même étrange, survenue quatre semaines après une déclaration niant la malédiction des pharaons, et le jour même où, dans le musée que dirigeait Gamal Mehrez, on entreposait des objets précieux provenant du tombeau de Tout Ankh Amon. Et notamment son masque pesant vingt-cinq livres.
Le 3 novembre 1962, après avoir étudié toutes les théories, après avoir évoqué la radioactivité, l’empoisonnement de l’atmosphère hermétiquement close des tombeaux des pharaons, un professeur de médecine et de biologie à l’Université du Caire se prépare à faire des révélations sensationnelles sur la prétendue malédiction. Le professeur Ezzedine Taha a percé le mystère de la malédiction. Les journalistes du monde entier se pressent dans la salle de conférence. Le professeur prend la parole :
"J’ai pendant plusieurs années ausculté un grand nombre d’archéologues et d’employés de musées. Dans tous les cas, j’ai constaté la présence, dans l’organisme de mes patients, d’un virus qui provoque des inflammations des voies respiratoires donnant de très violentes fièvres. J’ai pu mettre en évidence, à l’Institut de microbiologie de l’Université du Caire, toute une série de dangereux virus excitateurs de maladies, parmi lesquels celui appelé Aspergillus Niger. Ce dernier possède une capacité hors commune de survie à l’intérieur des momies, dans les mausolées et pyramides, pendant au moins trois ou quatre mille ans…"
Et le professeur Taha de conclure : "Cette découverte détruit une fois pour toutes la superstition selon laquelle les chercheurs qui ont travaillé dans les tombeaux antiques ont trouvé la mort sous l’effet d’une malédiction ! Il existe aujourd’hui encore des gens qui croient à l’action des forces surnaturelles ! Mais nous n’avons que faire de ces balivernes !"
Le soir du 3 novembre 1962, beaucoup furent soulagés, qui avaient été en contact avec les momies, les pharaons, leurs tombeaux et les pyramides… Les journalistes donnèrent de larges extraits de la conférence du professeur Taha. "Nous n’avons que faire de ces balivernes !"
Bien sûr qu’il s’agissait de balivernes ! La mort tragique d’une trentaine de chercheurs ne peut s’expliquer que scientifiquement. Et la théorie du professeur Taha était inattaquable.
Quelques jours plus tard, le professeur Taha roule dans sa voiture sur la route qui conduit du Caire à Suez. Il tient le volant et à ses côtés, deux collègues scientifiques parlent sans doute de ces… "balivernes". Soudain, alors que l’automobile du professeur Taha se trouve à quelques soixante-dix kilomètres à l’est du Caire, inexplicablement la voiture du professeur Taha est déportée sur la gauche et vient percuter l’une des rares voitures circulant sur cette route peu fréquentée. Le professeur Taha et ses deux collègues sont tués sur le coup. Les occupants de l’autre voiture, blessés seulement. L’autopsie du corps du professeur Taha devait indiquer que celui-ci avait été victime d’une défaillance cardiaque.

Une explication scientifique.
 

TOUTE LA VÉRITÉ (éditions Grasset, 1976)
avatar
Passiflore
Admin

Messages : 193
Date d'inscription : 28/03/2017

Voir le profil de l'utilisateur http://mystereinsolite.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum