Paranormal & Supranaturel

Le diable se promène

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Le diable se promène

Message par Passiflore le Ven 6 Oct - 19:16

Voici un cas publié par la revue To morrow, dans le numéro d'automne 1957, sous le titre Le Diable s'est-il à nouveau promené ? 



Reconstitution des empreintes découvertes dans le Devon.

L'article était signé du Dr Eric J. Dingwall, auteur anglais, érudit, qui fut l'un des proches collaborateurs de feu le Dr Alfred Kinsey, bien connu pour ses travaux anthropologiques et ses recherches sur la psychologie en rapport avec la sexualité. « De toutes les histoires étranges que j'ai entendues, écrit le Dr Dingwall, (celle-ci)… est l'une des plus bizarres et aussi la plus inexplicable. »
C'est un certain « M. Wilson » qui raconte cette histoire. Anglais de naissance, Wilson était un jeune homme lorsqu'il s'était arrivé à New York et avait réussi dans les affaires. À la suite du krach de la Bourse, il perdit beaucoup d'argent. Il retourna en Angleterre, s'installa dans un village où il remonta en peu de temps une bonne petite affaire commerciale.
Un jour, dans un magazine britannique, il lut un article (daté de 1855) Les traces de pas du Diable (dans le Devon). C'était la première fois qu'il entendait parler de cette énigme. Comme le nom du Dr Dingwalll était mentionné dans l'article, Wilson lui envoya une lettre. Jusqu'alors, il avait été tellement ébranlé par son aventure qu'il ne l'avait confiée qu'à trois de ses amis.
Le Dr Dingwall se rendit chez Wilson pour l'interviewer. Wilson lui apparut comme un homme de haute taille, solidement bâti, à l'esprit pratique. Il n'était pas du genre à « laisser vagabonder son imagination ».
En octobre 1950, raconta Wilson, il avait décidé d'aller passer ses vacances dans la petite ville de la côte ouest du Devon où il avait vécu sa jeunesse. Son séjour touchait à sa fin et le dernier jour, il alla voir la maison ayant appartenu à sa famille et la plage où il avait joué enfant. Cette petite plage est entièrement bordée de falaises abruptes. On y accède par un passage étroit en se faufilant sous deux énormes rochers, et l'ouverture en est barrée par une haute grille de fer. L'été, les estivants payent un droit d'entrée à la grille. Mais, par cet après-midi triste d'automne, la grille était déjà fermée pour l'hiver.
La maison d'enfance de M. Wilson était proche. Il lui revint en mémoire qu'en passant par le jardin et en empruntant un autre passage, il était possible d'atteindre la plage. Presque aussitôt il se retrouva sur le sable; la plage était déserte. La mer était montée jusqu'au plus haut de la grève, mais lorsqu'il arriva, la marée était descendue, laissant le sable aussi lisse que du verre. C'est alors que Wilson fit son ahurissante découverte.
Une série d'empreintes commençait en haut de la plage, juste au-dessous d'une falaise verticale, et traversait le sable en ligne droite jusque dans la mer. Elles étaient extrêmement nettes « presque comme si elles avaient été découpées par un instrument tranchant ». Espacées d'environ 1,80 m, on aurait dit les traces de sabots d'un bipède, et elles ressemblaient à celles d'un gros poney non ferré. Elles n'étaient pas fendues. Ces empreintes étaient plus profondes que les traces de pas faites par Wilson qui pèse dans les 80 kg.
Un détail le troubla particulièrement : le sable n'avait pas « éclaboussé » sur les bords des empreintes - « on aurait dit que chaque empreinte avait été découpée dans le sable avec un fer à repasser ». Il essaya de les comparer avec les siennes en marchant à côté d'elles, puis tenta de sauter d'une empreinte à l'autre mais l'écart était trop grand bien qu'il fût un homme de haute taille et avait de longues jambes. Il n'y avait pas de traces en provenance de la mer, et l'étroite plage était bornée à chaque extrémité par des pointes rocheuses.
Le Dr Dingwall pose alors des questions... sans réponse : quelle créature terrestre ou marine, a pu faire ces empreintes ? De quelle taille pouvait-elle être pour avoir une aussi longue enjambée ? Quel genre de sabots a pu faire des empreintes aussi nettement découpées ? Si c'était un animal marin, pourquoi aurait-il eu des sabots ? Si c'était un animal terrestre, pourquoi aurait-il gagné le large ? Ou alors avait-il des ailes ?
M. Wilson déclara que les traces étaient fraîches, car la marée descendante était juste au-delà de la dernière empreinte de la piste. Il n'ose imaginer ce qu'il aurait vu s'il était arrivé un peu plus tôt...
Le Dr Dingwall signale que des traces de pas similaires ont été vues en 1908, aux États-Unis, le long de la côte du New Jersey entre Newark et le Cap May. Elles furent attribuées au Diable du Jersey. Il ajoute : « Là encore, on a comparé les traces à celles des sabots d'un poney dans la neige épaisse, et là encore, les récits disent comment les traces menaient à des clôtures grillagées pour continuer de l'autre côté, même lorsque l'espace entre les barreaux n'était que de quelques centimètres.
Le Dr Dingwall conclut en disant que plus on se pose de questions, plus le mystère s'épaissit.

Vincent Gaddis
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