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Paranormal & Supranaturel   

George Adamski vu par Desmond Leslie

Passiflore | Publié mar 26 Déc - 16:17 | 937 Vues

Les États-Unis et l'Union soviétique sont rarement du même avis, mais en ce qui concerne Vénus les deux nations s'accordent à penser que son atmosphère incroyablement dense et ses températures monstrueusement élevées interdisent d'imaginer qu'il puisse y exister une forme de vie fondée sur le carbone-oxygène. Quelques microbes résistant à la chaleur, peut-être, mais supposer qu'il puisse y exister des hommes relève du domaine de la fantaisie pure.

Alors le pauvre vieux George Adamski aurait menti ?

Voire !

Tout au long de sa vie, il fut considéré par beaucoup comme un charlatan et un menteur. Jamais personne, dans le domaine des "objets volants non identifiés" ne causa autant de remous que ce curieux Californien. Il semble même, aujourd'hui, que ses détracteurs soient amplement justifiés.

Alors comment ai-je l'aplomb de publier ce livre une fois encore, après les récentes découvertes ? Pourquoi ne pas reconnaître humblement que j'ai commis une grave erreur en ajoutant ses divagations à un ouvrage sensé comportant uniquement des faits historiques, des faits qui peuvent vérifiés et prouvés ? Pourquoi n'ai-je pas tout simplement supprimé de ce volume un récit fantaisiste, en prétendant qu'Adamski n'a jamais existé ? Pourquoi ai-je la sottise d'insister au risque d'être la risée de tous ? C'est tout simple. Contrairement à la plupart de ses détracteurs, je me suis donné beaucoup de mal pour étudier la personnalité d'Adamski, ses photos, ses négatifs, son matériel, pour interroger ses témoins, pour rechercher toutes les preuves circonstantielles que je pouvais découvrir; malgré les impasses, malgré de nombreuses déceptions, j'eus finalement la conviction inquiétante que l'atterrissage de la soucoupe et la visite de l'homme de l'espace, le 20 novembre 1952, ont effectivement eu lieu, comme l'ont rapporté les heureux mortels qui ont eu le privilège d'y assister et d'en témoigner.

Mais, m'objectera-t-on, la surface de Vénus est inhabitable, et le visiteur a bien indiqué qu'il venait de cette planète, où il vivait. Alors ? Où allons-nous ?

Premièrement, je suis allé en Californie en 1954 et j'ai passé quelques mois avec George Adamski, Alice Wells et Lucy Mac Ginnis; j'ai fini par les aimer et par les respecter quand je découvris la qualité de leur vie, que j'étudiai leurs actes et leurs réactions, que je reconnus leur simplicité et leur valeur morale : ils étaient ce que l'on est convenu d'appeler des "gens bien", et même meilleurs que la moyenne. Ils ne se souciaient guère d'être crus ou non. Ils avaient vu certaines choses, et ils étaient prêts à les raconter patiemment, prêts aussi à répondre à toutes les questions.

Lucy Mac Ginnis me dit :

-Quand nous sommes arrivés sur les lieux, George était muet de stupeur et ne pouvait que nous montrer les empreintes de pas sur le sable. Il était dans un tel état d'effervescence qu'il bafouillait. Il était radieux, comme un enfant surexcité, il ne tenait pas en place.

George Hunt Williamson me dit à peu près la même chose quand je le rencontrai quelques semaines plus tard, et Alice Wells, avec son calme oriental, confirma ses dires.

Apparemment, quand ils virent George gesticuler en causant avec le visiteur, qu'ils voyaient à la jumelle et qui n'était pour eux qu'un homme ordinaire en combinaison marron, ils crurent qu'il indiquait son chemin à un prospecteur ou un minéralogiste car la région est pleine de petites mines et de fouilles; ils se demandèrent un instant pourquoi il agitait tant les bras. Ce fut Alice, semble-t-il, qui soupçonna quelque chose d'insolite et scruta longuement les traits de l'inconnu à la jumelle, ce qui lui permit plus tard de faire le croquis.

Je ne comprenais pas pourquoi ils n'avaient pas aussitôt couru vers Adamski avant le départ du visiteur : la distance qui les séparait était de 600 à 800 mètres. Leur réponse à cette question fut d'une simplicité désarmante. Il les avait priés de ne pas venir avant qu'il leur donnât un signal. Et George, je l'appris plus tard, possédait cette espèce de volonté aimable qui vous fait instinctivement obéir à ses demandes.

Avaient-ils réellement vu les vaisseaux spatiaux ? Oui, ils avaient tous vu le gigantesque cigare, le "vaisseau mère", et ils l'avaient vu disparaître derrière les collines dès que les avions militaires étaient arrivés.

Et la soucoupe, le "vaisseau éclaireur" ? 

Ils me dirent qu'ils avaient aperçu quelque chose de brillant, qui clignotait derrière les rochers en s'élevant parfois et en disparaissant soudain à la vue. Ils supposèrent que c'était le dôme de la soucoupe. Juste après la disparition de la silhouette en combinaison marron derrière les rochers, il y eut une vive lueur et un objet fila comme un éclair dans le ciel à très grande vitesse. Pendant quelques instants, Adamski demeura immobile, comme ahuri, et puis, se rappelant ses compagnons, il leur fit signe de le rejoindre. Il pouvait à peine parler. Il montrait les empreintes de pas dans le sable, il haletait, il bafouillait.

-S'il jouait la comédie, observa Williamson, alors c'est le plus grand acteur de tous les temps. Il était fou de joie, hors de lui.

Je voulus alors savoir pourquoi le film qu'ils avaient pris du cigare volant n'avait rien donné. Williamson hocha la tête.

-Je ne sais pas. Nous avions emprunté cette caméra. Nous ne nous en étions jamais servi. Je ne sais pas comment les Bailey se sont débrouillés, je ne sais pas ce qu'ils ont fait de travers, mais le film était comme vierge.

Et les négatifs que George avait pris de la soucoupe, en gros plan, et dont il disait qu'ils avaient été brûlés et détruits par le champ de puissance ?

Adamski fourragea dans son bureau et les retrouva. À première vue, ils paraissaient complètement noirs, mais quand je les regardai en contre-jour dans le soleil, je distinguai la vague silhouette de quelques rochers et, oui, la forme de la soucoupe avec sa coupole, légèrement basculée, planant à quelques centimètres du sol, avec ses trois boules sorties comme pour un atterrissage. Je montrai cette image à George qui me parut tout à fait surpris de la voir. Je crois qu'il ne l'avait jamais remarquée. Mais, et c'est là le plus étrange, si la pellicule avait été noircie par les radiations émanant de la soucoupe, par quel miracle de technologie le pilote put-il restaurer l'émulsion et surimposer ensuite les dessins formant le message dont nous avons parlé, quand il rendit le négatif le 13 décembre ?

Cet été de 1954 fut bien étrange pour moi. Trois mois passés sur les pentes du Mont Palomar avec cet Adamski énigmatique, fascinant et déroutant; aimable, charmant, parfois évasif, et faisant preuve à l'occasion d'une profondeur presque effrayante. Pour connaître le véritable Adamski, il fallait le prendre à part, et l'amener à se détendre. Il avait peur de la foule. Il avait des difficultés à parler en public. Quand il donnait une conférence, son esprit paraissait s'embrouiller, et le public qui avait fait la queue pour l'entendre repartait déçu, perdait ses illusions. Peut-on vraiment dire qu'il était schizophrène ? Je n'en sais rien. Je ne suis pas psychiatre. Mais bien souvent, j'ai eu l'impression qu'il y avait deux êtres dans ce grand corps félin, le petit Adamski gaffeur qui se poussait en avant dès que la foule s'assemblait, qui parlait d'abondance et vous donnait le vertige avec son tourbillon d'idées imprécises et mal exprimées. Et puis il y avait le Grand Adamski, l'homme que nous avons appris à connaître et à aimer, qui ne se dévoilait qu'à ses intimes et leur donnait alors l'impression très nette qu'ils avaient devant eux une grande âme. Le Grand Adamski s'exprimait d'une voix profonde empreinte d'une grande sagesse, d'une voix merveilleusement envoûtante.En regardant au fond de ses grands yeux noirs brûlants, on sentait que cet Adamski-là connaissait et avait vécu beaucoup plus de choses qu'il ne voulait bien en révéler.

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