Paranormal & Supranaturel

Sorties extra-corporelles

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Sorties extra-corporelles

Message par Passiflore le Dim 12 Aoû - 16:22

Il arrive aussi, à côté de ces phénomènes de concrétisation d’un double, qu’un individu croie se trouver à l’extérieur de son propre corps, qu’il a alors tout loisir d’observer. Cette « vision de soi » est fréquente lorsque l’intéressé est menacé d’un grand danger, souffre de douleurs insupportables, est atteint d’une grave maladie ou se trouve sur le point de mourir.

Le professeur Richet raconte les deux expériences étranges que fit un certain L. L. Hymans. La première fois, Hymans se trouvait dans le cabinet d’un dentiste. On était en train de lui faire, sous anesthésie générale, une intervention chirurgicale. « J’eus subitement l’impression d’être parfaitement conscient et de flotter dans la pièce, déclara ultérieurement le patient. À ma grande surprise, je vis le dentiste se pencher sur mon corps pour faire son intervention. Son assistant était debout à côté de lui. Mon corps était parfaitement immobile, mais il était évident qu’il n’était pas mort. Je perdis conscience quelques minutes plus tard, et lorsque je revins à moi, je me trouvais assis dans le fauteuil du dentiste. Je ne perdis pas pour autant le souvenir très clair de ce que je venais de voir. »

La seconde expérience, qu’Hymans vécut dans un hôtel de Londres, est encore plus étrange. « Lorsque je me réveillai ce matin-là, je souffrais (mon cœur est en effet très faible) et je perdis conscience. Je me trouvai subitement flottant dans la partie supérieure de ma chambre, d’où je vis, à mon grand effroi, mon propre corps allongé sur le lit. J’avais les yeux fermés. Je m’efforçais en vain de réintégrer mon corps, mais n’y parvenant pas, j’en conclus que j’étais mort. Pourtant je n’arrivais pas à quitter l’hôtel dont je me sentais comme prisonnier. J’entendis, au bout d’une heure ou deux, frapper à la porte. On frappa même des coups répétés, mais je n’étais pas en mesure de répondre. Peu après, le portier de l’hôtel qui avait pris une échelle d’incendie, apparut sur le balcon et entra dans la chambre. Je le vis se pencher avec inquiétude sur mon corps, puis se diriger vers la porte qu’il ouvrit de l’intérieur. Il revint avec le directeur de l’hôtel, quelques membres du personnel et un médecin. Ce dernier m’examina, hocha la tête et me mit une cuillère dans la bouche. C’est à ce moment précis que je perdis conscience et me réveillai dans mon lit. »


Certaines personnes qui firent ce genre d’expériences, se souvinrent même de quelle manière bizarre elles avaient quitté leur propre corps. En voici un récit extrait des archives de la S.P.R. « Je sortis de mon corps par la tête et commençai à flotter dans toutes les directions, comme une bulle de savon qui serait accrochée à un tuyau. » Ou encore dans un autre récit. « Je flotte dans l’air comme une balle, ou plutôt comme un ballon qui serait rattaché au monde par une sorte d’élastique. » Lorsqu’il combattit en Afrique du Sud pendant la Première Guerre mondiale, Sir Alexander Ogston souffrit d’une grave atteinte de typhus et fut transporté dans un hôpital de Bloemfontein, où il commença à délirer. « Je ne faisais aucune différence entre le jour et la nuit, écrivit-il. J’étais plongé dans une totale hébétude au travers de laquelle je ne ressentais ni angoisse ni espoir. J’avais, à ce moment-là, l’impression que mon corps et mon âme étaient deux choses bien distinctes, et, dans une certaine mesure, indépendantes l’une de l’autre. Mon corps me donnait l’impression d’être une forme pesante et, paradoxalement, allongée. Il m’appartenait, mais ce n’était pas moi. »

Son moi psychique, Ogston en était certain, quittait régulièrement son corps. Il se séparait de ce dernier, et « solitaire, mais non point malheureux », il flottait sous un ciel de plomb où ne scintillaient ni lune ni étoiles, en direction d’une lueur qui brillait à l’horizon. Sir Alexander Ogston avait alors aperçu, comme il le raconta par la suite, d’autres ombres de couleur sombre qui flottaient silencieusement. Lorsque Ogston prit conscience que cette masse, dont il se souvenait comme étant son propre corps, était « d’une certaine manière secouée », il se sentit attiré par elle. Il réintégra alors son corps auquel il s’identifia à nouveau. C’est là qu’il comprit qu’on le soignait, qu’on lui parlait et qu’on le nourrissait. Mais il continua à plusieurs reprises à avoir l’impression de quitter son corps pour flotter à nouveau, comme cela avait déjà été le cas.

Ces étranges pérégrinations se poursuivirent jusqu’au jour où, sa fièvre étant tombée, Sir Alexander Ogston « fut réduit une fois pour toutes » à l’état de masse amorphe. « Lorsque, avec une violente répulsion, je m’approchai de mon corps, j’entendis une voix dire : « Il va s’en tirer. » La seule chose dont je me souvienne, c’est que je trouvais ce jour-là cette masse un peu moins froide que d’habitude. Dès lors, je me séparais de moins en moins souvent de mon corps et pour des laps de temps de plus en plus brefs. Nous recommençâmes, cette chose qui était allongée sur le lit et moi-même, à revivre ensemble, et nous cessâmes d’être deux identités différentes. » Sir Alexander Ogston avait eu, le jour où il était si faible qu’il avait vraiment failli mourir, d’autres impressions paranormales dont il garda un souvenir très net. Il était arrivé à voir au travers des murs de l’hôpital, comme s’ils avaient été en verre. Il vit entre autres choses qu’un médecin mourait dans une autre aile de l’hôpital et qu’on l’enterrait secrètement de nuit.

On peut également avoir l’impression de sortir de son propre corps après un choc successif à un accident. Le professeur William Denton prit note des déclarations d’un maçon qui était tombé d’un échafaudage et avait failli mourir. « Lorsque je m’écrasais au sol, lui raconta celui-ci, je sortis de mon corps. J’eus l’impression d’en avoir subitement un nouveau, un deuxième, et de me trouver physiquement au milieu des badauds qui fixaient de leurs regards mon premier corps étendu par terre. Je les vis s’efforcer de le ramasser et je dus m’y reprendre à plusieurs reprises pour arriver à le réintégrer. »

Ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres, et l’on connaît d’autres cas, différents mais tout aussi étonnants, de gens qui ont eu l’impression de sortir de leur corps. Le moi n’est dans ces cas-là plus du tout relié au corps. Et l’on a même l’impression que la conscience s’est libérée de lui pour entreprendre un voyage astral.


Les récits d’un Américain qui acquit rapidement la réputation d’être un « grand voyageur astral » sont, à ce sujet, très intéressants. En 1929, cet Américain, Sylvan J. Muldoon publia ses mémoires, rédigé en collaboration avec le chercheur Hereward Carrington, sous le titre The Projection of the Astral Body (Projection du corps astral).
Muldoon, qui était de santé fragile, fit ses premières expériences à l’âge de 12 ans. Il se réveillait brutalement en pleine nuit et se rendait alors compte qu’il était complètement paralysé. Mais cette paralysie faisait bientôt place à un sentiment d’apesanteur. Dès que Muldoon récupérait les facultés visuelles qu’il avait, entre-temps, perdues, il se voyait flotter dans l’espace en position verticale. Une sorte de cordelette argentée reliait son corps astral à son autre corps. Il y a d’ailleurs des siècles que l’on parle de ce genre de cordelette.

Muldoon fit, pendant des années, ces expériences qu’il finit par considérer comme allant de soi. « J’ai du mal à croire, écrit-il, que personne ne sache qu’il est possible de sortir de son propre corps. Je conçois difficilement que l’on doute d’une expérience aussi concrète, et que l’on refuse de l’accepter au même titre que l’on accepte la vie du corps. Mais tout compte fait, je n’aurais pas la même opinion, si je n’en avais pas si souvent fait l’expérience. À partir du moment où l’on sort de soi-même, il n’y a plus aucun doute possible et l’on comprend aussitôt de quoi il s’agit. »
Muldoon arriva un jour, au prix de bien des efforts, à se mettre volontairement dans cet état particulier. La chose la plus difficile est alors, et cela nécessite un entraînement spécial, de rester parfaitement conscient. « Les gens normaux, qui ne sont pas préalablement soumis à un entraînement, perdent en général conscience avant même que le phénomène n’ait commencé à se produire. »

Mais qu’est-ce qui permit à Muldoon de faire ces expériences étonnantes dont la description fut si importante pour les chercheurs ? Est-ce en raison de sa maladie qu’il y arriva ? Cela n’est pas impossible, puisque, du jour où Muldoon commença à être en meilleure santé, ses « voyages astraux » devinrent peu à peu moins fréquents et cessèrent finalement de se produire. Cet homme qui avait, à une certaine époque de sa vie, été l’objet d’une si grande admiration, mourut pratiquement dans l’anonymat en 1971 dans la petite ville de Darlington (Wisconsin) où il s’était retiré pour exploiter un institut de beauté.

[…] Ces phénomènes restèrent longtemps le parent pauvre de la recherche parapsychologique. Les premières tentatives pour connaître la nature des phénomènes d’extériorisation ne furent entreprises qu’au cours du XIXe siècle. Ce sont des Français qui s’aventurèrent les premiers dans ce domaine. Le docteur H. Durville et Albert de Rochas qui voulaient tout deux prouver l’existence de ce phénomène, essayèrent de photographier le double d’une personne. Deux autres chercheurs, le docteur Malta et Zaalberg van Zelst choisirent, eux, une autre méthode. Ils crurent un jour être arrivés, par un procédé au demeurant extrêmement compliqué, à déterminer le poids du double. Les expériences réalisées ultérieurement à Haverhill, dans le Massachusetts, par le docteur Dunkan Mac Dougall semblèrent confirmer que le poids d’un homme mort est de 50 à 75 g inférieur au poids de ce même homme lorsqu’il était en vie. Exception faite de quelques autres tentatives isolées, l’intérêt se tourna vite vers d’autres phénomènes paranormaux. Et les choses en restèrent là jusqu’en 1953.

C’est à cette date que le professeur Hornell Hart, qui était membre du département de sociologie et d’anthropologie de l’Université de Duke, inaugurera un service de recherches orientées en particulier sur les voyages astraux. Le premier objectif de ce nouveau service fut de vérifier les faits qui avaient déjà été avancés et d’évaluer dans quelle mesure les rapports que l’on possédait étaient sérieux. On entreprit donc l’examen des différents documents, provenant pour la plupart de pays capitalistes.

Des chercheurs isolés commencèrent, il y a quelque 10 ans (dans les années 1960), à s’intéresser sérieusement à la recherche des phénomènes d’extériorisation, bien que ceux-ci aient été violemment critiqués par les milieux officiels. Vers 1960, un savant britannique, le docteur Robert Crookall, rassembla un millier de cas qu’il analysa avec une grande objectivité. Faisant la synthèse de 300 exemples différents, il découvrit les six dénominateurs communs qui sont systématiquement présents lorsque se produisent ces phénomènes. Ainsi, quand une personne quitte son corps, elle a toujours l’impression de le quitter par la tête. Au moment où l’âme quitte le corps, il se produit une sorte de black-out, c’est-à-dire de perte très brève de la conscience. Puis le double flotte au-dessus du corps et cela dure jusqu’à ce que l’expérience touche à sa fin. Il se produit un second black-out lorsque l’âme réintègre le corps. Un retour trop brutal de l’âme provoque un choc physique.

Le docteur Crookall constata également que ces expériences, si elles ont lieu de manière spontanée et pour des causes naturelles (demi-sommeil, maladie, état d’épuisement) sont beaucoup plus « vécues » que celles résultant d’une séance d’hypnose, d’un choc ou d’une concentration mentale.



Werner Keller, la parapsychologie ouvre le futur

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