PARANORMAL & SUPRANATUREL

À la rencontre du train fantôme

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Message par Passiflore le Mar 15 Jan - 17:57

Karl Sudor, assis sur le plat-bord arrière de son petit bateau ancré au large de l'une des Keys (chapelet de petites îles qui prolongent la péninsule de Floride, vers le golfe du Mexique), regardait le soleil avec inquiétude. Il se passait quelque chose d'anormal : depuis plus de trois heures qu'il pêchait, il n'avait pas senti la plus petite touche; le soleil, en plein midi, était entouré d'un halo et l'air était d'une immobilité insolite. Pourtant, en regardant les nuages accélérer, Sudor avait l'impression de voir se former, dans toutes les directions, des grains d'une brutalité exceptionnelle. Les moustiques et les mouches bourdonnaient aux alentours, mais sans manifester leur appétit habituel. 

À terre, on entendit sonner le gong du camp pour annoncer le déjeuner. Sudor rentra ses lignes, monta dans son canot et se dirigea vers la rive. Comme des centaines d'anciens  combattants de la Première Guerre mondiale, il travaillait à la construction d'une autoroute qui faisait partie des grands travaux entrepris par le gouvernement pour lutter contre le chômage pendant la crise économique des années 1930.

À Islamorada, dans les Matecumbes, l'un des archipels des Keys, ce 5 septembre 1935 était jour de congé en l'honneur de la fête du Travail. Les ouvriers du chantier de l'autoroute jouaient au fer à cheval, au base-ball, aux cartes, aux dés, ou bien ils faisaient la sieste dans les dortoirs du camp.

À la rencontre du train fantôme Islamo11

Après le déjeuner, la plupart se rassemblèrent sur les marches du réfectoire, en attendant la fin du grain. En quelques minutes, en effet, il disparut, mais pour laisser un ciel d'un gris métallique aux reflets rougeoyants sur une mer agitée.
Les ouvriers étaient pessimistes.

Un nouveau grain suivit le premier, avec des vents de 40 km/h soufflant par rafales atteignant parfois 60 km/h. Une silhouette en suroît jaune, courbée pour lutter contre le vent, traversa le terrain de base-ball en direction du perron du réfectoire. C'était Harry Pinney, le télégraphiste de la gare. Il avait reçu de Miami un avis signalant un ouragan qui se dirigeait sur Islamorada. L'île, qui dépassait à peine le niveau de la mer, devait être évacuée.

Cependant, à Miami, à la gare de la 36e Rue, la Compagnie des Chemins de fer de l'Est de la Floride formait un train de secours : une locomotive, un tender*, 6 wagons de voyageurs, 2 fourgons à bagages et 3 wagons de marchandises. À 16 h 30, le train démarrait, mais il n'avait pas fait 5 km qu'il était déjà forcé de s'arrêter : le pont mobile sur la rivière était levé pour laisser passer les petits bateaux qui, venant de Biscayne Bay, remontaient le cours d'eau pour se mettre à l'abri. Le baromètre baissait rapidement.
Sudor et son équipier, Louis, un costaud qui était le chef de baraque des ouvriers noirs, amarrèrent leur bateau à une bouée fixée à deux blocs-moteurs de Cadillac V 16. Le vent atteignait déjà plus de 110 km/h.
Rien que pour atteindre la plage, les deux hommes avaient été très secoués. Ils tirèrent le canot le plus loin possible de la mer et l'arrimèrent solidement au tronc d'un palmier. Puis, prenant dans leurs bras tout ce qu'ils purent emporter de leurs affaires personnelles et luttant contre la tempête, ils se dirigèrent vers la gare de chemin de fer.

Cependant, à 17 h 15, le train atteignait Homestead, en Floride, à environ un tiers du trajet jusqu'à Islamorada. Là, il recula sur une voie de garage, pour faire passer la locomotive en queue du train, de façon qu'elle puisse tirer le train au lieu de le pousser face à la tempête. Même à l'arrêt, pendant la manoeuvre des aiguillages, le train tanguait; il était secoué comme s'il descendait une forte pente à toute vapeur. C'était le dernier arrêt du train de secours sur la terre ferme. Au-delà, sur les 156 miles (250 km) de Miami à Key West, on appelait le train "le chemin de fer sur la mer". Il traversait en effet 29 îles, reliées par une série de ponts et de viaducs en pierre. L'un de ces ponts, le "Seven Mile Bridge", franchissait un bras de mer de 7 miles (11 km).

Cependant, la tempête qui balayait les Matecumbes atteignait la force d'un ouragan, 120 miles à l'heure (+ de 190/h). Près de 1000 personnes, habitants de l'île et ouvriers, s'étaient massées dans la gare d'Islamorada, ou se couchaient sur la voie, cramponnées aux rails. Le ballast n'était guère à plus de 2 m au-dessus du niveau de la haute mer et, de temps en temps, les vagues commençaient à déferler sur la voie. Pour ne pas être balayés, les réfugiés commençaient à s'attacher aux rails. Le vent charriait des branches de palmier, des noix de coco, des débris de maisons. 
La pluie ne tombait plus : elle frappait à l'horizontale, et donnait plutôt l'impression d'un vent de sable que d'une averse d'eau. Dans la gare bondée, le baromètre était tombé à 711 mm et continuait à baisser. Les fenêtres du bâtiment avaient été soufflées et la plupart des tuiles arrachées. Sudor, accroupi au pied d'un poteau télégraphique, s'y accrochait désespérément des bras et des jambes.

À Islamorada, le bruit courut aussitôt que cette avarie du train condamnait toute la population des Matecumbes, désormais isolée, à être submergée par la montée des eaux. [...] Karl Sudor parvint, Dieu sait comment, à grimper au poteau auquel il se cramponnait et à atteindre la poutre transversale. Au prix d'un effort surhumain, il réussit à attraper les fils arrachés qui claquaient dans le vent et à s'attacher au poteau. Le vent atteignit près de 320 km/h.
Soudain, le train traversa la gare dans un fracas de tonnerre, poussé par la tempête; des dizaines de malheureux qui s'accrochaient aux rails furent décapités par les roues. Aveuglés par le vent et la pluie, les mécaniciens n'avaient même pas vu la gare.

Peu avant 20 h 30, le train revint en gare et s’arrêta. Alors qu'hommes, femmes et enfants se débattaient pour y monter, une muraille d'eau de mer de plus de 5 m de haut, surgie des profondeurs de la nuit, déferla sur ce qui était déjà une scène de cauchemar. Après le reflux de l'énorme vague, et de celles, plus petites, qui la suivirent, il ne restait sur les rails que la locomotive, qui pesait une centaine de tonnes, son tender* et un wagon de marchandises lesté de sacs de sable. L'air était redevenu calme et les étoiles scintillaient dans un ciel clair.

À la rencontre du train fantôme Accide10

La gare avait disparu. La plupart des gens avaient été balayés par la mer et noyés. Les wagons, arrachés aux rails, étaient dispersés jusqu'à 30 m à la ronde. Il ne subsistait plus, aux environs de la gare, que 3 poteaux télégraphiques debout, dont celui auquel Karl Sudor s'était attaché. Il s'apprêtait à descendre lorsqu'il entendit une voix :
"Monsieur Karl, vous fe'iez mieux de 'ester su' vot' poteau. On est dans l'oeil du cyclone."
Cherchant à localiser la voix qui l'appelait, Sudor aperçut Louis, son équipier, juché sur un arbre. En effet, l'"oeil" du cyclone une fois passé, le vent se remit à souffler, mais de la direction opposée. La seconde moitié du typhon fit moins de ravages, parce qu'il ne restait pratiquement plus rien à détruire. Lorsque la tempête s’apaisa, Sudor descendit de son poteau dans l'obscurité, butant sur les décombres et les cadavres, et se dirigea vers l'arbre où il avait aperçu Louis. Mais l'arbre avait disparu, et Louis aussi. Au total, 288 ouvriers et plus de 300 habitants de l'île avaient péri.

À la rencontre du train fantôme 500_mo13

Quand la tornade passe sur la riche Floride, 
elle ne laisse derrière elle que ruines et deuils

Le destin du  "chemin de fer sur la mer" était de périr en mer, car il ne fut jamais reconstruit. Les rails étaient arrachés. Le ballast, les ponts, les viaducs servirent à la construction de l'autoroute n° 1, qui allait permettre aux voitures d'atteindre Key West. Aujourd'hui, elle s'appelle l'Overseas Highway (l'autoroute de la mer) et la plupart des garde-fous sur les ponts et les viaducs sont faits d'anciennes traverses de chemin de fer.
Les Matecumbes avaient bien mérité leur nom en ce jour fatal de 1935, car il signifie "Tueur d'hommes" en espagnol.
La plupart des survivants du chantier de l'autoroute quitta les Keys pour ne plus jamais y revenir. Karl Sudor fut un des rares à rester. Pendant des années, on répéta sans se lasser l'histoire du grand ouragan : sans exagération aucune, car la réalité était plus horrible que tout ce que l'imagination la plus folle aurait pu inventer.

À la rencontre du train fantôme Traine11

Karl Sudor passa plusieurs années à travailler sur les remorqueurs et les dragues servant à la construction de l'autoroute de la mer. Après la Seconde Guerre mondiale, il acheta au surplus de la Marine un bateau de sauvetage de 20 m, qu'il transforma en bateau de pêche pour louer ses services aux estivants, et il devint le meilleur guide des Keys de Floride. Entre deux belles prises, il racontait volontiers l'histoire de l'ouragan de 1935 et de ses conséquences :
"Je vais vous dire encore une chose, expliqua-t-il. Vous croyez sans doute qu'il ne reste plus que l'autoroute et les voitures, à la place de la voie ferrée, mais certaines nuits de tempête, on entend encore un train siffler au loin. Et si vous tendez bien l'oreille, vous pouvez même entendre le train. Je l'ai souvent entendu les nuits de grand vent. La Compagnie a beau dire que toutes les voies de la ligne de Key West ont été démontées, je connais un endroit où il en reste une quinzaine de mètres. Les traverses sont pourries, les éclisses desserrées et les rails rouillés, mais elle est encore là. Je sais ce que je dis, parce que ça se trouve dans les broussailles au fond de mon bout de terrain."

Les habitants des Matecumbes ne prenaient pas Sudor au sérieux, avec son histoire de train fantôme. On le considérait comme quelque peu dérangé, on disait souvent qu'il était "le roi des pêcheurs et le roi des menteurs". Au milieu des années 1950, il perdit l'oeil gauche dans un accident. Une fois rétabli, il ne fut plus question pour lui d'emmener des touristes à la pêche. Une collecte organisée par ses amis lui rapporta de quoi s'acheter un skiff de 7 m. Il gagnait sa vie en vendant sa pêche aux restaurants de fruits de mer.

Il possédait un petit terrain de quelque 6 000 m2, planté de grands arbres et couvert de végétation tropicale, qui servait de refuge aux chiens errants. D'année en année, il menait une existence de plus en plus recluse, de plus en plus solitaire. Le seul à garder avec lui des rapports autres que commerciaux était Harry Pinney, l'ancien employé du télégraphe du chemin de fer, qui avait pris sa retraite et tenait un petit magasin d'articles de pêche. Ils avaient trois grands sujets de conversation : le temps et la pêche, la politique, et le grand ouragan de 1935. 
Sudor finissait toujours par se lancer sur le "train fantôme" qui passait derrière sa maison les nuits de tempête : "Vous pouvez rigoler, criait-il à ceux qui se moquaient de lui, mais vous ne viendriez pas passer la nuit chez moi s’il y avait une tempête !"

À la rencontre du train fantôme Le_vie10

Un soir où les Keys étaient balayées par la queue d'un petit ouragan, Pinney releva le défi. Mais les deux vieux copains se soûlèrent si bien qu'ils ne se souvenaient plus de rien le lendemain.
Les peintres qui passaient l'hiver dans les Keys centrales le prenaient souvent pour modèle. Parmi les curieux rassemblés dans le magasin de Pinney pour écouter le vieux raconter son histoire de train fantôme, il y avait toujours un artiste pour prendre un croquis de lui. [...] Il ne comprenait pas que son auditoire, à l'exception de Pinney et des peintres, ne venait que pour se moquer de lui, et sa voix prenait des accents passionnés quand il s'échauffait au cours de son récit.

Un soir de décembre où les Keys étaient balayées par la traîne d'un front froid, Sudor et Pinney faisaient un petit poker chez ce dernier, derrière son magasin. Le vent hurlait. La pluie se mit à tomber. Pinney regarda son jeu : pas même une paire.
Sudor écarta ses cartes lentement et sourit : as de trèfle, as de pique, 8 de trèfle et 8 de pique. Alors, sans même regarder sa cinquième carte, il referma son jeu et prit son ciré :
"Je ferais bien d'aller voir un peu chez moi si mon bateau est bien amarré. J'y vais sans doute pour rien, mais je serai plus tranquille. Je donne à manger aux chiens et je reviens tout de suite. Et ne regarde pas mon jeu. Tiens, je préfère l'emporter. C'est plus sûr. À tout de suite."
"Prends garde de ne pas te noyer !" cria Pinney au moment où Sudor sortait.
Quelques instants plus tard, la porte se rouvrit brusquement :
- Écoute, Harry ! Le train... je l'entends, il arrive !"
Saisissant Harry par le bras, il le traîna dehors, dans la tempête :
- Tu entends, Harry ? Tu entends ?
Pinney fit signe que non :
- Tout ce que j'entends, c'est le vent et la pluie.
Sudor se mit à crier :
- Je l'entends bien, moi ! Alors, tu dois l'entendre aussi ! Écoute le sifflet ! Ce n'est pas le vent, c'est le sifflet d'un train, comme dans le temps !
Pinney dégagea son bras :
- C'est le vent, Karl. Il n'y a pas de train et je rentre, moi.
- Non, Harry ! Ne me laisse pas !
Dans le vent déchaîné, le visage de Sudor était déformé, presque méconnaissable.
- Harry, je t'assure, j'entends le train ! Écoute ! Le voilà ! J'entends sa locomotive !

Cherchant des yeux Harry et tous ceux auxquels il avait raconté si souvent son histoire, Sudor s'aperçut qu'il était seul sous la pluie glacée chassée par le vent. Il courut à sa camionnette et démarra dans la tempête. 
Le lendemain, il faisait frais, mais le ciel était clair. La tempête avait fait peu de dégâts et tout semblait revenu à la normale. Pourtant, une atmosphère étrange pesait sur l'île. Les habitants sentaient qu'il se passait quelque chose, mais ils n’auraient su dire quoi.
Harry Pinney fut le premier à s'apercevoir qu'il n'avait pas vu Karl Sudor de la journée. La mer était trop grosse pour la pêche : "Il doit travailler sur son bateau, pensa Pinney. Je passerai chez lui cet après-midi, quand j'aurai fermé le magasin."

Le soleil était encore haut sur l'horizon lorsque Harry Pinney arriva chez Sudor. La camionnette était garée dans la cour, la portière gauche grande ouverte. Les chiens, au lieu d'aboyer comme d'habitude, se tenaient au fond de la niche que Sudor leur avait installée dans un vieux chariot. Un cadenas pendait à un anneau à la porte de la maison, la clef encore dessus. Pinney entra. Sudor n'était nulle part, pas même dans son bateau.
Comme Sudor n'avait pas le téléphone, Pinney remonta dans sa voiture et se rendit au poste de police. Il faisait encore jour lorsqu'il revint avec un policier. En contournant la maison pour passer derrière, Pinney remarqua quelque chose de blanc à la lisière du bosquet de palmiers nains. Il s'approcha, se baissa et ramassa l'une des cartes que Sudor avait emportées la veille. Il allait appeler le policier lorsqu'il aperçut une autre carte un peu plus avant dans le massif :
- Hé, Joe, viens voir un peu ! J'ai trouvé quelque chose.
Pinney avait trouvé d'autres cartes, dispersées ça et là comme si elles avaient été semées volontairement pour indiquer une piste.
Tandis que le policier écartait les palmes pour le rejoindre, Pinney regardait les cartes qu'il avait en main : as de trèfle et as de pique, 8 de trèfle et 8 de pique, plus un valet de carreau. C'était le "jeu du mort" de la légende, celui d'un avocat du nom Bill Hickock, abattu d'une balle dans le dos avec ces 5 cartes en main. Pinney fut tiré de ses réflexions par le policier :
- Viens voir un peu !

À la rencontre du train fantôme Tronzo11

Pinney traversa le bosquet :
- Regarde, dit le policier. Des rails. Ton vieux copain n'est pas si cinglé, on dirait. Ils commencent à ce massif là-bas et il y en a 15 bons mètres jusqu'au bosquet de palmiers derrière.
Pinney se mit à genoux pour toucher les rails :
- Dis donc, la rouille a été enlevée, comme si un train venait de passer. Mais c'est impossible ! Ça doit être un bout de métal projeté par la tempête, cette nuit.
Il se retourna pour voir pourquoi le policier ne venait pas regarder avec lui. Celui-ci était debout entre les rails, bouche bée, pétrifié; son teint coloré était devenu livide.
Pinney revint lentement vers lui. Le corps de Karl Sudor était là, coupé en deux, les deux moitiés séparées par un rail. Pinney se prit le visage dans les mains :
- Mon Dieu ! dit-il. C'était donc vrai, son histoire de train..."



*wagon attelé derrière une locomotive et contenant l’eau et le charbon nécessaires à son approvisionnement.




Rapporté par Richard Winer, dans le nouveau dossier du Triangle des Bermudes

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Message par Butterfly le Jeu 17 Jan - 16:40

Justement avant d'avoir regardé d'où cette histoire était tirée, j'allais mentionner que le coin est en bordure du triangle des Bermudes. Passage vers une autre dimension ? Où le train toujours en activité remplirait son office de transport, et traverserait à un moment donné ce qui serait l'intersection entre son plan et le nôtre ?

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Message par Passiflore le Jeu 17 Jan - 18:45

Juste avant de rapporter cette histoire, Richard Winer écrit : 

Dans le monde entier, la sinistre réputation du Triangle des Bermudes n'est plus à faire. Les cas indiscutables de navires qui sont entrés dans le Triangle pour n'en plus jamais ressortir se comptent par centaines; de même que ceux de yachts qui y ont disparu purement et simplement avec leurs équipages. Pourtant, à côté de ces très nombreux évènements prouvés, il court encore sur le Triangle une quantité de légendes et d'histoires étranges qui donnent le frisson même aux moins timorés. Certaines sont vraies, d'autres ont un point de départ réel, d'autres encore ne comportent qu'une parcelle de vérité; d'autres, enfin, sont nées de l'imagination fertile des conteurs des temps anciens, enrichies à chaque génération. Mais toutes ont un point commun : elles "sont arrivées" dans le Triangle des Bermudes.

On pourrait donc croire que cette histoire n'est qu'une légende parmi tant d'autres...
Néanmoins, je ne le crois pas, et ce pour une bonne raison : un cas de ce genre est arrivé ailleurs, et pas dans une zone où il se produit habituellement des manifestations paranormales.
Je le classerais dans la catégorie "hantises maléfiques".
Il faut noter, et c'est un détail qui a toute son importance, que Karl Sudor est l'un des rares à avoir échappé à la tempête dévastatrice et meurtrière de 1935, grâce à une chance incroyable :
Au prix d'un effort surhumain, il réussit à attraper les fils arrachés qui claquaient dans le vent et à s'attacher au poteau. Le vent atteignit près de 320 km/h.
De même, quelques années plus tard :
Au milieu des années 1950, il perdit l'oeil gauche dans un accident.
Par deux fois, il avait frôlé la mort...

Plus loin, on peut lire :
et il devint le meilleur guide des Keys de Floride. Entre deux belles prises, il racontait volontiers l'histoire de l'ouragan de 1935 et de ses conséquences 
Et depuis, ce train ne cesse de le hanter, au sens littéral.
Jusqu'à cette nuit fatale, où il est venu, pour ainsi dire, réclamer son dû...  faucheuse


Quand on compare avec des histoires à peu près similaires...  scratch , on ne peut s'empêcher d'y voir là... une sorte de vengeance.

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Message par Butterfly le Jeu 17 Jan - 21:26

C'est quand même fascinant... Comme une chose à laquelle on ne peut échapper.

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Message par Passiflore le Ven 18 Jan - 9:53

Ou à laquelle on n'a pas voulu qu'il échappe...  pacte

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Message par Butterfly le Ven 18 Jan - 11:10

Oui, possible. Une sacrée histoire en tous cas...

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Message par Passiflore le Sam 19 Jan - 14:14

Je viens de publier une autre histoire, dont la trame est quelque peu similaire :

Rencontre avec un train fantôme

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