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Charles Richet et la métapsychique

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Charles Richet et la métapsychique Empty Charles Richet et la métapsychique

Message par Passiflore le Dim 17 Mar 2019 - 12:13

Charles Richet nous fait part de ses réflexions sur les écueils rencontrés par l’étude des phénomènes métapsychiques (télépathie, psychokinésie, etc.), et son rejet par la science officielle.
Il propose une autre approche, plus tolérante et plus rationnelle.
Rappelons qu’à ce jour, la parapsychologie – c’est là sa nouvelle appellation – n’est toujours pas reconnue par la science officielle.

Charles Richet et la métapsychique Z


Des forces intentionnelles

La métapsychique – en laissant de côté, bien entendu, la psychologie dont l’objet est nettement limité – est la seule science qui étudie des forces intelligentes. Toutes les autres forces que les savants ont jusqu’à présent étudiées et analysées au point de vue de leurs causes et de leurs effets, sont des forces aveugles, qui n’ont pas conscience d’elles-mêmes, dépourvues de caprice, autrement dit de personnalité et de volonté. Le chlore se combine au sodium sans que nous puissions soupçonner la plus petite parcelle d’intellectualité dans le chlore et le sodium. Le mercure se dilate par la chaleur sans rien y comprendre, et sans rien y pouvoir modifier. Le soleil projette ses rayons caloriques, électriques et lumineux dans les espaces, sans aucune intention volontaire, sans fantaisie, sans choix, sans personnalité pensante.

Or, les forces qui déterminent les pressentiments, les télépathies, les mouvements d’objets sans contact, les apparitions, et certains phénomènes mécaniques et lumineux ne paraissent pas être aveugles et inconscientes, comme le chlore, le mercure et le soleil. Elles n’ont pas ce caractère de fatalité attaché aux phénomènes mécaniques et chimiques de la matière. Elles semblent avoir des intellectualités, des volontés, des intentions, qui ne sont peut-être pas humaines, mais qui, en tout cas, ressemblent aux volontés et aux intentions humaines. L’intellectualité, c’est-à-dire le choix, l’intention, la décision conforme à quelque volonté personnelle, inconnue, voilà le caractère de tout phénomène métapsychique.

Je diviserai la métapsychique en métapsychique objective et métapsychique subjective.
La métapsychique objective mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs, perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues, et qui paraissent avoir un caractère intelligent.

La métapsychique subjective étudie des phénomènes qui sont exclusivement intellectuels. Ils se caractérisent par la notion de certaines réalités que nos sensations n’ont pu nous révéler. Tout se passe comme si nous avions une faculté mystérieuse de connaissance, une lucidité que notre classique physiologie des sensations ne peut encore expliquer. Je propose d’appeler cryptesthésie, c’est-à-dire sensibilité dont la nature nous échappe, cette faculté nouvelle.

La métapsychique subjective est donc la science qui traite de phénomènes uniquement mentaux et qu’on peut admettre sans rien changer à toutes les lois connues de la matière vivante ou inerte, ni aux diverses énergies physiques, lumière, chaleur, électricité, attraction, que nous avons l’habitude de mesurer et de déterminer.

Au contraire, la métapsychique objective traite de certains phénomènes matériels que la mécanique ordinaire n’explique pas : mouvements d’objets sans contact, maisons hantées, fantômes, matérialisations photographiables, sonorités, lumières, toutes réalités tangibles, accessibles à nos sens.

Autrement dit, la métapsychique subjective est intérieure, psychique, non matérielle : la métapsychique objective est matérielle et extérieure.

La limite entre les deux ordres de phénomènes est parfois incertaine ; mais souvent elle est très tranchée, et nulle confusion n’est possible. Par exemple, à Paris, le 11 juin 1904, l’assassinat de la reine Draga est formellement indiqué, alors qu’il n’y avait, à la médium qui l’a révélé, aucune connaissance rationnelle possible de ce crime, qui s’est produit à Belgrade à la minute même où il a été indiqué à Paris. Voilà un fait de métapsychique subjective.

Charles Richet et la métapsychique Eusapia-Palladino-levitation-table-1440x708
Une séance avec Eusapia Palladino, à son domicile, avec l'astronome 
Camille Flammarion en France, le 25 novembre 1898.


Eusapia Paladino met ses mains à 50 cm au-dessus d’une lourde table : on lui tient les mains, les pieds, les genoux, le torse, la tête, la bouche ; alors la table se soulève des quatre pieds sans contact. Fait de métapsychique objective.

Souvent les phénomènes participent des deux métapsychiques à la fois. Alors la dissociation est difficile, sinon impossible. A voit apparaître l’image B de son père mourant. Évidemment c’est une vision uniquement subjective si d’autres personnes étaient à côté de A et n’ont rien vu. Mais, si l’image de B, en même temps qu’elle apparaissait à A, a été vue par d’autres personnes que par A, si de plus, l’apparition a pu être photographiée, si elle a laissé sa trace sur des plaques sensibles, ce n’est pas seulement un fait subjectif, c’est encore un fait objectif, car il y a eu un phénomène matériel, et la vision qu’a eue A cesse d’être un phénomène subjectif.

La fréquence des phénomènes subjectifs est bien plus grande que celle des phénomènes objectifs : les médiums donnant des phénomènes objectifs sont rares. D’ailleurs, quand il se produit des phénomènes matériels, presque toujours il y a simultanément des faits importants de métapsychique subjective qui se trouvent mêlés aux phénomènes matériels.


La métapsychique peut donc se définir : une science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine.

C’est donc une science profondément mystérieuse encore. Son mystère même fait qu’il faut en aborder l’étude avec une prudence scientifique extrême.

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Message par Passiflore le Dim 17 Mar 2019 - 12:39

Y a-t-il une métapsychique ?

La question doit être posée ; car, pour beaucoup de savants, rien de ce qui est allégué dans le domaine du magnétisme et du spiritisme ne mérite d’être considéré comme sérieux. 

« On ne fait pas, disent-ils, une science avec des commérages ; or les récits épars que vous apportez ne sont que des commérages. Les hallucinations, racontées avec force détails par des gens naïfs, appartiennent au domaine de l’aliénation mentale, et les représentations données par les médiums, à de vulgaires escroqueries. Les médiums qui se prétendent doués de propriétés surnaturelles, et qui disent être des intermédiaires entre le monde des morts et le monde des vivants, sont des hallucinés ou des farceurs. Dès qu’on prend des précautions contre la crédulité et la fraude, toujours on finit par dévoiler l’erreur ou l’imposture. Devant des commissions d’enquête ayant quelque autorité scientifique, jamais un fait irrécusable de lucidité ou de mouvements d’objets sans contact n’a pu être établi. Si l’on élimine les hasards, les fautes d’observation, les supercheries, il ne reste plus rien de la prétendue métapsychique qu’une immense illusion. À mesure que les conditions sont plus rigoureuses, les phénomènes deviennent moins intenses, et finalement s’évanouissent. Une science se prétendant expérimentale et s’appuyant sur des expériences qui ne peuvent se répéter, ce n’est pas une science. Vous affirmez des faits extraordinaires, invraisemblables, qui renversent tout ce que la science a jusqu’ici reconnu comme vrai, mais vous êtes incapables d’en donner la preuve, car jusqu’ici cette preuve a échappé à toute recherche méthodique. Ce n’est pas à nous de prouver que les faits affirmés par vous sont faux ; c’est à vous de nous prouver qu’ils sont vrais.
« Et puis, même si nous les voyions, ces faits étranges, nous nous croirions dupés ou illusionnés, car vous évoluez parmi des imposteurs, et vos affirmations sont trop absurdes pour être vrais. »

Tel est à peu près le langage des savants honorables qui dénient à la métapsychique toute réalité. 
Pour notre part, nous croyons que ces faits, qu’on appelle occultes parce qu’ils sont incompris, existent.

Charles Richet et la métapsychique Sir_Charles_Barry_by_John_Prescott_Knight
William Crookes


Errare humanum est mais, tout de même…

Nous avons lu et relu, étudié et analysé les ouvrages qui ont été écrits sur ce sujet, et nous déclarons énormément invraisemblable, et même impossible, que des hommes illustres et probes, comme sir William Crookes, sir Oliver Lodge, Reichenbach, Russel Wallace, Lombroso, William James, Schiaparelli, Fr. Myers, Zöllner, A. de Rochas, Ochorowicz, Morselli, sir William Barret, Ed. Gurney, C Flammarion, et tant d’autres, se soient laissé tous, à cent reprises différentes, malgré leur science, malgré leur vigilante attention, duper par des fraudeurs, et qu’ils aient été victimes d’une étonnante crédulité. Ils n’ont pas pu être tous et toujours assez aveugles pour ne pas apercevoir des fraudes qui ont dû être grossières ; assez imprudents pour conclure quand aucune conclusion n’était légitime ; assez malhabiles pour ne jamais, ni les uns et les autres, faire une seule expérience irréprochable. A priori, leurs expériences méritent d’être méditées sérieusement, et non rejetées avec mépris*.

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Oliver Lodge
                                                                                                                     

Une question d'habitude

Notre intelligence routinière est ainsi faite qu’elle se refuse à admettre ce qui est inhabituel. Et, en effet, à bien examiner les faits qui nous entourent, il faudrait se contenter de dire : il y en a d’habituels, il y en a d’inhabituels. Nous ne devrions rien dire de plus. Surtout il faudrait se garder de faire deux classes de faits : ceux qui sont compris, et ceux qui ne sont pas compris. Car en vérité, nous n’avons rien compris, absolument rien à aucune des grandes ou petites vérités de la science.

Qu’est-ce que la matière ? Est-elle continue ou discontinue ? Qu’est-ce que l’électricité ? L’hypothèse de l’éther est-elle comprise par ceux qui la professent ? Nous voyons une pierre retomber sur le sol quand on l’a lancée en l’air : avons-nous compris l’attraction ? Deux gaz se combinent pour former un nouveau corps qui est tout différent et dans le liquide formé, on trouve les mêmes atomes que dans les gaz qui se sont combinés : avons-nous compris ? Pourquoi l’araignée ourdit-elle sa toile ? Pourquoi les hirondelles traversent-elles les mers ? 

Ces merveilles ne nous étonnent pas, parce que nous y sommes habitués. Mais il faut avoir le courage de reconnaître que, tout habituelles qu’elles sont, elles sont absolument des mystères.
Les faits de la métapsychique ne sont ni plus ni moins mystérieux que ceux de l’électricité, de la fécondation et de la chaleur. Ils ne sont pas aussi habituels ; et voilà toute la différence. L’absurdité serait donc énorme de ne pas vouloir les étudier, sous prétexte qu’ils ne sont pas habituels.

La métapsychique, en tant que science d’observation et de tradition, est riche en documents de toutes sortes. Ces documents sont de valeur prodigieusement inégale, et il faut savoir faire un choix, séparer le bon grain de l’ivraie, exercer une critique sévère. Mais condamner la méthode de tradition serait absurde. 



*Voici comment ose s’exprimer un illustre savant anglais, lord Kelvin (cité par Fr. Myers, en 1904) :
« Je tiens à repousser toute apparence d’une tendance à accepter cette misérable superstition du magnétisme animal, des tables tournantes, du spiritisme, du mesmérisme, de la clairvoyance, des coups frappés. Il n’y a pas un septième sens d’espèce mystique. La clairvoyance et le reste sont le résultat de mauvaises observations, mêlées à un esprit d’imposture volontaire, agissant sur des âmes innocentes et confiantes. »
Tel est le degré d’aveuglement auquel est conduit un des plus grands esprits de notre époque : il ne daigne ni regarder, ni étudier, ni essayer de comprendre. Il nie. C’est beaucoup plus facile.

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Message par Passiflore le Dim 17 Mar 2019 - 13:00

L'observation est scientifique, elle aussi :

La méthode d’expérimentation est relativement facile, tandis que la méthode d’observation est d’une extrême difficulté. Car les documents trop souvent sont douteux. Ils sont nombreux, et même trop nombreux ; la science métapsychique est compliquée par l’encombrement d’expériences mal faites et d’observations mal prises. Il se trouve qu’au lieu d’être, par ceux qui la cultivent, traitée avec la rigueur qui convient à une science, la métapsychique a été envisagée par ses adeptes comme une religion. Erreur grave, qui a eu des conséquences néfastes.

Les spirites ont voulu mêler la religion à la science, et cela au grand détriment de la science.

Non que je veuille jeter le blâme sur les efforts des spirites. Ce serait d’une assez sinistre ingratitude. Alors que les savants officiels, suivis par l’immense majorité du populaire, rejetaient dédaigneusement, sans examen, et souvent avec une insigne mauvaise foi, les travaux de Crookes, de Wallace, de Zöllner, les spirites s’en sont emparés, et courageusement se sont mis à l’ouvrage. Mais tout de suite, au lieu de faire œuvre scientifique, ils ont fait œuvre religieuse. Ils ont entouré de mysticisme leurs séances, faisant des prières, comme s’ils étaient dans une chapelle, parlant de régénération morale, se préoccupant avant tout de mystère, satisfaits de converser avec les morts, se perdant dans des divagations enfantines. Ils n’ont pas voulu voir que les choses de la métapsychique ne sont pas du tout des choses de l’au-delà, et même qu’il n’y a peut-être pas d’au-delà. L’au-delà les a perdus : ils se sont noyés dans des théologies et théosophies puériles.

Charles Richet et la métapsychique 220px-Alfred-Russel-Wallace-c1895
Alfred Russel Wallace

Quand un historien étudie les Capitulaires de Charlemagne, il ne pense pas à l’au-delà ; quand un physiologiste enregistre les contractions musculaires d’une grenouille, il ne parle pas des sphères ultra-terrestres ; quand un chimiste dose l’azote de la lécithine, il ne se livre à aucune phraséologie sur les survivances humaines. Il faut en métapsychique faire de même, ne pas rêver aux mondes éthérés, ni aux émanations animiques ; il faut rester terre à terre, être sobre de toute théorie, et se demander, très humblement, si tel ou tel phénomène qu’on étudie est vrai, sans prétendre en déduire les mystères de nos destinées antérieures ou ultérieures.

Commencer par des tâches modestes :

Par exemple, quand on étudie la cryptesthésie, et qu’on cherche si tel sensitif, sans aucun signe de notre part, va indiquer le nom auquel on pense, toute notre vigilante attention doit consister à ne donner aucun signe, absolument aucun signe, et à comparer les lettres dites par le sujet aux lettres du nom qui a été pensé, en calculant la probabilité de 1/26, puisqu’il y a 26 lettres à l’alphabet. Si l’on étudie la télékinésie, il faut tenir les membres du médium assez solidement pour que la table ne puisse être mue ni par ses mains, ni par ses pieds, ni par un artifice quelconque.

Aller plus loin ne m’intéresse pas. Je me passionne pour ces tâches modestes, qu’il faut avoir le courage de se proposer sans méditer sur l’immortalité des âmes.

Que de précieuses observations, que d’admirables expériences ont été ainsi dénaturées, déformées par le perpétuel et dangereux souci de constituer les bases d’une religion nouvelle ! La religion spirite est l’ennemie de la science. Et je prendrais volontiers pour l’épigraphe de toutes nos études une parole empruntée à la Bible. Omnia in numero et pondere, dit l’Ecclésiaste. Principe admirable qui s’applique à toutes les sciences, et qui est la négation même de la mystique religieuse.

S’il fallait une religion, nous dirions que c’est celle de la vérité, de la vérité toute nue, sans parure, et sans verbiage. Constatons les phénomènes, tâchons de les relier ensemble par une théorie quelconque, aussi vraisemblable que possible, mais ne sacrifions jamais la théorie aux faits, lesquels sont certainement vrais, tandis que la théorie est probablement fausse.

Charles Richet et la métapsychique Zoellner
Johann Karl Friedrich Zöllner

Certes, maintes fois les phénomènes métapsychiques semblent nous pousser à des conclusions nuageuses sur l’immortalité des humains, sur les émanations d’une volonté inconnue, sur la réincarnation, sur des fluides intelligents émanant de nous ou des morts. J’ai tâché de me défendre – encore que je n’aie pu y réussir complètement – contre ces théories prématurées. Si nous voulons que la métapsychique soit une science, commençons par établir des faits irréfutables. Nos descendants iront plus loin, je n’en doute pas, mais notre mission aujourd’hui est plus humble. Ayons la pudeur de la modération qui sied à l’ignorance.

Et pourtant la métapsychique, à certains égards, n’est guère comparable aux autres sciences. Qu’il s’agisse de métapsychique subjective ou objective, les phénomènes paraissent être dus à une intelligence, alors qu’il n’y a aucune intelligence dans les manifestations diverses de l’énergie. Certes, il est possible que cette intelligence, qui apparaît dans les manifestations métapsychiques, soit tout simplement humaine, mais alors c’est une région de l’intelligence humaine qui nous est tout à fait inconnue ; puisqu’elle nous révèle sur les choses ce que nos sens ne peuvent nous révéler, et qu’elle agit sur la matière autrement que par des contractions musculaires. En tout cas, le domaine des choses métapsychiques est différent du domaine des autres forces, qui sont très certainement aveugles et inconscientes. Peut-être un jour sera-t-il prouvé que les forces métapsychiques, productrices des phénomènes, sont tout aussi inconscientes que la chaleur et l’électricité. Alors la métapsychique entrera dans les cadres de la physique classique, de la psychologie classique. Et ce sera un immense progrès. Loin d’en être émus ou attristés, nous en serons plutôt heureux, car il y a une vraie douleur intellectuelle, que personne ne ressent plus vivement que moi, à supposer des forces inconnues, arbitraires et fantaisistes, comme tout ce qui est intelligent.

Mais ce jour n’est pas venu encore, et provisoirement nous conclurons :

  1. que les faits de la métapsychique sont réels ;
  2. qu’il faut les étudier, sans souci religieux, comme on étudie les autres sciences ;
  3. qu’ils semblent dirigés par des intelligences, humaines ou non humaines, dont nous ne saisissons que fragmentairement les intentions.



Charles Richet, Traité de métapsychique, Paris, Alcan, 1922

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Message par Invité le Mar 19 Mar 2019 - 0:17

Trés intéressant.

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Message par Passiflore le Mar 19 Mar 2019 - 13:15

J'aime bien, surtout, cette phrase :
qu’ils semblent dirigés par des intelligences, humaines ou non humaines, dont nous ne saisissons que fragmentairement les intentions.
Il avait le mérite de reconnaître qu'on ne peut pas tout mettre sur le compte des humains, et qu'il y avait probablement, notamment dans quelques cas de hantises et dans certaines séances spirites, d'autres entités responsables des phénomènes.
Malheureusement, ce n'est plus le cas depuis déjà pas mal d'années. Les parapsychologues de l'Institut Métapsychique International - dont Charles Richet fut le président - ne l'entendent pas de cette oreille.
Pour eux, tout est d'origine psychique.

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Message par Invité le Mer 20 Mar 2019 - 9:30

C'est souvent le cas, on n'arrive pas à trouver un juste milieu. Au moyen âge on envoyait tout le monde au bûcher et il y avait des démons partout, et de nos jours on ne voit plus que des fous qu'on gave de médicaments.

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