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Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3)

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Message par Passiflore le Lun 8 Avr - 13:56

Enclouage : pour envoûter, certains sorciers charentais utilisent les clous d’un vieux cercueil, qu’ils ramassent un à un en disant : « clou, je te prends pour que tu me serves à faire tout le mal possible à ceux qu’il me plaira. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen ! » Le sorcier pique un des clous dans l’empreinte de ses pas, qu’il entoure d’une figure magique. Si la victime passe à cet endroit, elle est « enclouée » ou ensorcelée. Cela vaut également pour les animaux, surtout les chevaux. Revirer le clou d’avance, c’est retourner le maléfice contre son auteur (voir Choc en retour).   

Enfants volés : au Moyen Âge, on croyait que les enfants étaient volés soit par les fées du Nord, qui voulaient leur substituer les petits monstres issus d’elles, soit par les sorcières pour les dédier au Diable ou, s’ils se montraient « incompétents en diableries », pour les sacrifier lors d’un sabbat. Ces rapts pouvaient être évités en traçant une croix sur le berceau ou sur la porte ; en laissant une lumière allumée dans la pièce ; en déposant un morceau de fer au voisinage de l’enfant.

Envers : en Provence, on croit que porter un vêtement mis à l’envers éloigne les maléfices.

Envoûtement : ensemble de pratiques sexualo-magiques reposant sur l’analogie, la loi de sympathie et les rapports de causalité, visant à forcer la nature et le destin, avec une intention d’amour ou de haine. L’envoûtement est vieux comme le monde : on en a retrouvé la trace sur les parois des cavernes du quaternaire, les cylindres-sceaux babyloniens, les papyrus égyptiens.   

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3) Cylind10

Esprits : génies ou démons. Plus spécifiquement, le terme désigne les âmes des défunts, se manifestant ou non.

Esprits volants : élémentals utilisés pour la réussite d’une opération d’envoûtement.  

Esquilies : quartier mal famé de la Rome antique. Dans son cimetière opéraient Sagana et Canidia ; elles déterraient les jeunes enfants pour confectionner des philtres magiques avec leur cœur et leur foie.  

Fascination :

  1. Croyance à l’Œil du Diable, dont parle déjà Marc, 7. Après saint Thomas, les démonologues crurent que les enfants étaient très sensibilisés au mauvais œil des vieilles femmes ou des sorcières. En 1599, Del Rio met la fascination en rapport avec un pacte diabolique. On parla beaucoup de fascination avec Bridget Bishop dans le procès des sorcières de Salem.
  2. Espèce de charme qui fait voir les choses telles qu’elles ne sont pas.

Fascinum : « Le fascinum des Romains, cet espèce d’amulette phallique que les femmes, et surtout les enfants, portaient pendue (sic) à leur cou ou à l’épaule, fut en usage chez les Français pendant plusieurs siècles. De fascinum, ils firent par contraction le mot fesne. Ils nommèrent aussi ces amulettes, mandragores, nom d’une plante dont les formes de la racine se rapprochent de celles du sexe masculin, et à laquelle on attribuait en conséquence des vertus occultes et préservatrices contre les maléfices. On faisait, en l’honneur de ces amulettes phalliques, des incantations, des prières : on leur adressait des vers magiques pour en obtenir du secours. » (J.A. Dulaure, Les Divinités génératrices.)

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3) Amulet11
Amulette

Fascinatrix ou fascinatrice : « qui a le mauvais œil ». Par extension : sorcière.    

Fermer la femme : une recette appelée Gardien des femmes (corde à 7 nœuds enduite de limaçons pourris pendant 41 jours et mise en terre sur le passage de la femme visée) permet aux sorcières de rendre la femme impropre au coït. C’est le pendant du nouement de l’aiguillette pour les hommes et de la pratique de l’embarrement.     

Fétiche :
du portugais fetisso, objet fée ou enchanté. Objet de fabrication humaine, vénéré comme une idole par les sauvages, qui souvent le nourrissent de sang ou lui offrent des sacrifices. Par extension : objet considéré comme porte-bonheur. Familièrement : synonyme de mascotte, porte-chance, etc…  
    
Feu : la destruction par le feu des images de démons ou de sorciers est réputée entraîner leur mort.

Figue (geste de la) : geste de contre-charme, poing fermé, pouce passé entre l’index et le médius. Il  peut être effectué en cachette, derrière le dos. Obscène dans l’Antiquité, le geste devint magique dès le début du Moyen Âge.       

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3) Geste_10

Forgerons : plusieurs d’entre eux jouissaient autrefois d’une réputation de sorciers. Invulnérables au feu, ils guérissaient les convulsions en couchant les enfants malades sur l’enclume et en mimant le geste de leur broyer le ventre. La contraction due à la peur s’avérait efficace dans les crises aigües, dans le Berry, notamment.       

Géocie ou géomancie : on l’appelle parfois Magie d’en bas, nullement par rapport au Diable, mais pour signifier qu’il s’agit d’une divination interprétant des signes (généralement des points) tracés sur le sol. Ne pas confondre avec goétie.     

Goétie : nom donné à la magie diabolique. Donc magie noire ou sorcellerie démoniaque, qui fait appel aux esprits et aux forces maléfiques. On l’oppose à la magie blanche, thaumaturgie ou théurgie. Ne pas la confondre avec la géocie.     

Goule : dans les superstitions orientales (la tradition rabbinique parle de Gholes ou spectres se nourrissant de sang humain), sorcière ou vampire suçant le sang des vivants ou déterrant de nuit des cadavres pour dévorer leur cœur. On rencontre de fréquentes allusions aux goules dans les poèmes d’Horace et dans les Mille et une Nuits.

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3) Goule10

Grand mêlé : livre de secrets magiques utilisé par les sorciers de Guernesey, pour commander aux marées.     

Grand sorcier :
magicien.     

Grenouille(s) :
À Breuil-Barret (Vendée), les sorciers enfermaient une grenouille rainette dans une boîte trouée, au-dessus d’une fourmilière. Quand la bête avait été dévorée, ils réduisaient son squelette en poudre et répandaient cette poudre sur les vêtements de la femme qu’ils voulaient séduire.    

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3) Grenou10

Gri-gri : représentation sculptée du protecteur des tribus primitives. On le porte suspendu surtout au cou et au poignet. Certains gris-gris protègent plus spécialement contre les maladies : on les appelle charme ou médecine. Les sorciers charentais en confectionnent encore. Ils les appellent Abraxas et nombreux sont les gens simples qui les gardent constamment sur eux, épinglés à leur linge de corps. 

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (3) Gri-gr10






Ibid.

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