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Dictionnaire de magie et de sorcellerie (5)

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Message par Passiflore le Ven 19 Avr 2019 - 12:29

Mandragore : Les Grecs la nommaient « l’herbe de Circé », croyant qu’elle avait permis à cette magicienne de changer les hommes en pourceaux.
Les vertus érotiques, narcotiques et hallucinatoires de la mandragore furent largement utilisées dans la confection des philtres. 
Aux Indes, les charmeurs la vendent encore comme préservatif contre les morsures des serpents. On s’en sert, en magie, en la plaçant sur un « lit vitalisant », composé de riz légèrement grillé et de feuilles de thé (coutume indonésienne).

Marmouset : figurine d’envoûtement. Terme synonyme de Manie ou de Dagyde.     

Meneurs de loups : n’étaient pas nécessairement des loups-garous, mais des sorciers ayant fait un pacte avec le Diable et menant les loups à leur guise.       

Minuit : l’heure par excellence de l’apparition des fantômes, du sabbat et du crime.

Noir : En magie, cette couleur revêt fréquemment un aspect maléfique ou implique une consécration au Démon.

Nom exact :
en magie et en sorcellerie, on estime que pour invoquer un dieu ou chasser un démon avec succès, il faut connaître et prononcer exactement son nom. Nomen : Numen. Ce « pouvoir du nom » fait qu’on le tient souvent secret pour éviter toute emprise sur lui. C’est ainsi que, dans la mythologie égyptienne, Isis s’empare par ruse du nom secret de Ré. Certains peuples (chez les Hindous, par exemple) désirent cacher le vrai nom des enfants, victimes faciles pour les démons.   

Obscurité : « La nature de l’obscurité est la sottise » ; « et la sottise est la caractéristique du démon de la convoitise », dit un écrit manichéen (le fragment Pelliot, publié en 1913). Bodin, dans sa Démonomanie (1580), prétend qu’elle est nécessaire à l’exécution des crimes magiques.

Odeur du diable : lorsqu’il est seul, le Diable aime à se mettre nu. On lui prête alors une odeur épouvantable. Il l’atténue par un onguent de lui seul connu. Cette odeur, les sorcières l’ont également ; elle naît, nous dit Görres, dans leurs viscères.

Odeur des sorcières : cette odeur est infecte, puante comme leur orgueil, opposée à la délicieuse odeur de sainteté.

Œil : symbole de la compréhension, de l’intelligence (figuré de profil chez les Égyptiens) ; de la connaissance (le « troisième œil » des Hindous et des Tibétains) ; de la conscience qui juge (l’œil de Dieu dans un triangle), il représente aussi l’angoisse d’être vu, la culpabilité, la crainte du châtiment. Certains pentacles figurent le « mauvais œil » transpercé, d’autres sont apotropaïques (se dit d'un objet, d'une formule servant à détourner vers quelqu'un d'autre les influences maléfiques), peints sur les barques en Méditerranée, pour les protéger contre les vents et les monstres. La magie en fit grand usage.
En Perse, l’œil de brebis égorgé, enrobé de cire, était suspendu au cou des femmes ; en Égypte, l’« Œil secret d’Horus » ornait le poignet, sous forme d’amulette. En Italie, le retro del occhio, est un verre en forme d’œil. Au Moyen Âge, on portait, en chaton de bague, l’œil droit d’une belette contre le nouement de l’aiguillette.

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (5) Oeil_d12

Ongles : il est dangereux de se les ronger, disent les traditions populaires françaises, car cela vous met « en état de mal », vous rendant proie facile pour le Diable qui guette vos rognures d’ongles pour s’en emparer. Comme le poil, le sang ou le sperme, l’ongle sert dans l’accomplissement des charges et des envoûtements. La divination basée sur l’examen des ongles s’appelle Onychomancie.

Onguent magique :        

  1. Était utilisé pour préparer les sorcières au vol dans les airs ou aux métamorphoses animales. On fit entrer toutes sortes d’herbes dans sa composition, et, en 1521, Prierias précisa qu’il comportait de la graisse d’enfants non baptisés. Il est probable qu’il comportait de la belladone et de l’aconit, qui produisent le délire, tout au moins des hallucinations sensorielles. Les meilleurs détails se trouvent dans Jean de Nynauld, De la lycanthropie, transformation, et extase des sorciers (Paris, 1615). Il distingue trois onguents : a) pour aller en imagination au sabbat (onguent avec de la graisse d’enfant et de l’aconit) ; b) pour voler dans les airs sur un balai (belladone et ingestion d’une cervelle de chat) ; c) pour se métamorphoser en animal (ragoût de serpents, taupes, loups, renards, hérissons, racines et sang humain).
  2. Il existe aussi des onguents mortels pour produire des maladies entraînant la mort (os humains, semence de pendu, précise Guazzo en 1626). On leur attribua des épidémies de peste : par exemple à Genève, en 1545 (les Calvinistes exécutèrent 31 sorcières en 3 mois) ; à Milan, en 1630.
  3. Dans les grimoires classiques, on trouve la recette suivante pour se rendre au sabbat : « Déposez dans un vase bien couvert : 100 g d’axonge, 5 g de haschisch supérieur, une pincée de racine d’ellébore, une pincée de graines concassées de tournesol. Remplir le vase avec des fleurs de chanvre et de coquelicot. Laissez mijoter le tout au bain-marie pendant 2 heures. Puis passer au clair en retirant du feu. Avant de se coucher, s’enduire avec cet onguent derrière les oreilles, sur le cou, sous les aisselles et « la région du grand sympathique vers la gauche ».

Pantacle : émetteur de fluide ; outil d’action magique de valeur universelle. Les inscriptions que portent les pantacles sont empruntées à plusieurs alphabets dits sacrés. Deux exemples célèbres : le pectoral du Grand Prêtre hébreu ; certains colliers des momies égyptiennes. On ne saurait le confondre avec pentacle ou pentagramme.   

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (5) Pantac10

Paroles magiques : dites aussi Formules ou Maîtres mots. Fort utilisées en sorcellerie, il est indispensable qu’elles soient exactes et précises. Le Nouveau Testament dit qu’on chassait le Démon par le nom de Jésus, mais les Pharisiens accusaient Jésus de chasser les démons par Belzébub, prince des démons (Mathieu 12-24).    

Pentacle ou pentagramme :

  1. Étoile magique à 5 branches dite également Étoile de David. Le mage la posait devant l’autel, au centre du triangle formé par la lampe, l’encensoir et la sphère.
  2. Les Pythagoriciens en faisaient le symbole de la connaissance et du savoir.
  3. L’étoile flamboyante appelée aussi pentagramme d’Agrippa fut employée en magie (par le Dr. Faust en particulier). À ne pas confondre avec pantacle.

Dictionnaire de magie et de sorcellerie (5) Figure10


Petit Sabbat : le Diable n’y participait pas en personne.    

Peur : les Grecs avaient divinisé la peur sous le nom de Phobos. À Sparte, on lui rendait un culte et Alexandre le Grand lui sacrifia avant la bataille d’Issos. À la basse époque, elle devint un démon assez important en magie et en sorcellerie. Le Dieu Pan inspirait d’ailleurs une peur spéciale qualifiée de terreur panique.

Philtre : breuvage magique inspirant l’amour ou le détruisant. Il était composé de certaines herbes, d’arêtes du poisson rémore (échénéide), d’os de grenouille, de rognures d’ongles et d’hyppomane. Réduit en poudre et mélangé au sang de l’être chéri, cet hyppomane était parfois considéré comme un philtre d’amour suffisant.    

Piège du Diable : nom donné, dans la région de Confolens, à un cercle de barriques en fer, suspendues au plafond des étables et des maisons, pour écarter les démons. Il peut être assimilé aux cercles magiques ; un pays des environs de Paris s’appelle d’ailleurs, la Grange-aux-Cercles.    
Piqûres : universellement utilisées dans les procès de sorcellerie pour déceler les marques du Diable. Ce genre de témoignage, fort apprécié par les tribunaux anglais et écossais du XVIIème siècle, donna lieu à de nombreux abus car le « détecteur de sorcières » était, si l’on ose dire, payé à la pièce. On cite le nom de deux de ces « spécialistes » : John Balfour, de Corhouse, et John Kincaid, de Tranent.  

Pistole volante : argent qui, par magie noire, revenait toujours dans la poche du sorcier après avoir été dépensé. Pour l’obtenir, il fallait subir une pénible initiation dont peu sortaient vivants. 


Ibid.

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