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Dictionnaire du diable et des démons (8)

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Message par Passiflore le Ven 5 Juil 2019 - 11:37

Purification : tout geste, rite ou parole destinés à « rendre pur » ou à expier une faute. Pour les fautes majeures et les crimes, l’eau de mer ou, à son défaut, l’eau salée est requise. En alchimie, cette purification est symbolisée par la rosée.

Pyromancie ou empyromancie : divination par le feu dont les démonographes attribuèrent l’invention au devin grec Amphiaraos.

Dictionnaire du diable et des démons (8) Pyroma11

Pythie : Fernel, le Comte de Gabalis et divers auteurs prétendent que les oracles de la Pythie de Delphes étaient inspirés par une salamandre ou démon du feu.

Pythonisse : femme douée d’un don de prophétie. Familièrement et par extension : sorcière (dans le sens donné par La Fontaine).

Qualificatifs du diable
:
ils sont innombrables et souvent très imprévus. Valentin Bresle, dans son Thesaurus Sapientiae et Magiae, qualifie Satan de : Prince de tous les vices, Fauve de méchanceté, Adversaire de la vérité, Auteur de la discorde, Très cruel dans la perdition, Fauteur de l’impureté, Source du péché, Meurtrier de la vie céleste, Inventeur du supplice, Adversaire acharné de l’homme, Inventeur de toutes les turpides, Instituteur d’orgueil. Satan sème l’erreur, nourrit la discorde, suggère l’artifice, alimente la haine, provoque à la luxure, brise par le désespoir, trompe par les promesses, nous entoure de pièges cachés, prépare les chutes et brise les unions.

Rapaces :
ils figurent souvent dans le bestiaire démoniaque, notamment sur les plaques-talismans babyloniennes à destination magique (guérison des maladies, cure des possessions) et sur les pectoraux de l’Égypte pharaonique.     

Ravana : démon hindou. C’est lui qui ravit la princesse Sita, épouse de Rama, dans l’épopée du Ramayana.

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Ravana

Relations sexuelles avec les démons : en ce domaine, il convient de distinguer les relations avec les démons du rêve, plus exactement du cauchemar (incubes et succubes) et les relations avec le Diable lui-même, au sabbat principalement.

Après St Augustin et St Thomas, le pape Innocent VIII admit la possibilité de ces relations. Pour se satisfaire, ajoutaient des démonologues comme Boguet, les démons, incorporels, créaient un corps pour eux ou s’introduisaient dans le cadavre d’un pendu. Dès 1430, l’Inquisition poursuivit ce fait qui fut imputé même à de très jeunes filles et à des démons-animaux (par ex. : par les sorcières de Borrowstones, en 1679).

Asexués, les démons se présentaient tantôt en incubes ou en succubes afin d’utiliser du semen humain pour leurs créations. On reprit les légendes sur les naissances merveilleuses de l’Antiquité (Platon, Alexandre le Grand ; Romulus et Rémus, Scipion l’Africain, J. César, Auguste, etc.) et l’on parla d’enfants d’origine diabolique : Merlin l’Enchanteur, Luther, les Huns, les Cypriotes, etc.

Certains auteurs disent que ces relations causaient un intense plaisir aux femmes (Grillandus insiste sur leur qualité, Guillaume de Paris sur l’illusion de leur nombre). Mais depuis 1470, on insiste sur leur déroulement pénible (Jordanes de Bergame, Boguet, Remy, De Lancre) et sur le côté « glacé » du Diable (Klein, Guazzo, H. More). Les confessions rapportés par les « sorcières » sur le copula cum daemone n’ont rien d’encourageant et relèvent, bien entendu, de l’hystérie et du délire morbide :

Interrogée si elle avait reconnu que ledit grand homme (le Diable) avait un membre viril :
« a dit et confessé qu’elle avait vu ledit grand homme qui avait un membre viril fort dur et noir, et de telle grosseur que ladite respondante en endurait grande douleur, quand il avait sa compagnie, parce que son dit membre était dur comme un caillou et fort froid. Dit aussi d’elle-même que comme ledit grand homme avait eu sa compagnie, il avait grande peine de retirer son membre viril de la nature de ladite respondante, laquelle s'efforçait de sa part de le retirer, comme il faisait de la sienne, et demeuraient ensemble pris par la nature, comme un chien et une chienne quand ils ont compagnie l’un de l’autre…
» (Procès de Françoise Fontaine, 1591).

Les approches de Satan sont douloureuses, froides comme glace, puis brûlantes comme du feu. » (Affaire Silvine de Laplaine).

-« … Ayant son membre fait en écailles, il fait souffrir d’une extrême douleur ; outre que sa semence est extrêmement froide, si bien qu’elle n’engrosse jamais, ni celle des autres hommes au sabbat. » (Cas de Jeanne d’Abadie. Cf. De Lancre.)

-« … Les parties sexuelles du Diable sont faites en écailles ; elles se resserrent en entrant, se relèvent et piquent en sortant… Le membre du Diable, s’il était étendu, serait d’environ une aune, mais il le tient entortillé et sinueux en forme de serpent. » (De Lancre)

Rémus : on dit que le nom de lémure vient de Rémus, car c’est après son assassinat par son frère Romulus que ces esprits malfaisants se répandirent dans Rome.


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Rémus et Romulus


Revenants :

  1. Les théologiens croient que les démons, à moins d’être évoqués, n’apparaissent jamais sous les traits de personnes mortes.
  2. Des démonographes, comme Cardan et Cajetan, assurent que le revenant est toujours glacé et qu’un démon aurait confirmé qu’il « fallait que la chose fût ainsi ».

Ribesal ou Rubezal : spectre gigantesque qui, en Silésie, habite le sommet du Mont Risemberg. C’est lui qui couvre subitement de nuages cette montagne et qui excite les tempêtes dans la région, quand on l’évoque en riant ou quand on se moque de lui.

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Ribesal


Rimmon :

  1. Ambassadeur infernal en Russie tsariste.
  2. Démon inférieur. Premier médecin des Enfers, on  l’adorait à Damas car on le croyait capable de guérir la lèpre.

Ro-Lang : cadavre qui, à la manière du bakru du Surinam, du wengwa du Gabon et du zombi de Haïti, se relève seul et se promène dans les hautes plaines du Tibet. C’est, écrit Fosco Maraini dans son Tibet secret, « un produit caractéristique de l’imagination tibétaine, nécrophile, bourrée d’os, de charniers et de sang… »

Rond du Diable (ou des sorciers) : encore appelé « siège » ou « pré des sorciers ». Endroit où l’on a célébré un sabbat. La végétation n’y pousse plus et on ajoute même, dans l’Allier, que les champs survolés par les sorcières se rendant au sabbat par les airs deviennent également stériles. On rencontre ces sortes de prés en Charente, dans le Morbihan, près du Peu (Morvan), etc. Certains les considéraient comme des asiles inviolables, d’autres préféraient les brûler ou les piocher.   
 
Ronde : des fées : les légendes la situent dans une clairière, au clair de lune ; Shakespeare suit cette tradition. Ronde des sorcières.

Rouge : couleur du sang, de l’agressivité, de l’amour. Au Moyen Âge, la symbolique considérait le rouge noirâtre comme caractéristique du Diable : c’est pourquoi, à côté de magie noire, on parle parfois de magie rouge ; a fortiori si elle est sanglante. Les grimoires secrets du Diable étaient écrits en rouge ou en pourpre si violent qu’il brûlait l’œil qui s’y attardait : les profanes ne les pouvaient contempler.


Ibid.

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