PARANORMAL & SUPRANATUREL

Dictionnaire du diable et des démons (9)

Aller en bas

Dictionnaire du diable et des démons (9) Empty Dictionnaire du diable et des démons (9)

Message par Passiflore le Sam 6 Juil 2019 - 15:20

Route de l’Enfer : on la dit aisée et bien entretenue ; bordée de 99 auberges où l’on doit demeurer 100 ans et boire. Si l’on parvient à la dernière sans être ivre, on échappe à l’Enfer, dit une légende d’origine française.

Ruelles à la bête : chemins isolés, où, la nuit, surgissaient les loups-garous.

Pacte : le mot vieilli faction signifie aussi pacte ou signature du pacte.

Dictionnaire du diable et des démons (9) Faunus10
Faunus

Pan :

  1. L’Antiquité attribuait à Pan-Éphialte la responsabilité du cauchemar ou pavor nocturnus, mais aussi la possibilité d’en délivrer. Dans la mythologie grecque, dieu des bois, des champs et des bergers, il avait des cornes, des pattes et une queue de bouc. Malicieux, il poursuivait les nymphes et les bergers ou causait l’effroi des voyageurs par ses apparitions subites, d’où le nom de « terreur-panique ». Chez les Romains, il était identifié à Faunus et gardait les jardins sous forme ithiphallique. Par la suite, il devint le Grand Tout, la vie universelle, le symbole de l’action, de l’agitation, du démonisme, que le Christianisme par tous les  moyens s’efforça de détruire.
  2. Les démonologues en firent le Prince des incubes (avec pour pendant Lilith, princesse des succubes).
  3. Dans le domaine psychanalytique, Pan, ainsi que l’écrit Rosette Dubal, « C’est le symbole de la Libido, de l’élan vital, de toutes les forces de la nature débordante de la vie en face de laquelle l’homme-enfant se sent écrasé, bien qu’il ait cherché par la magie et la science à dompter ces énergies qui représentaient si bien ses instincts refoulés. » (La Psychanalyse du Diable).

Pandaemonium ou pandémonium : capitale de l’Empire infernal où Milton situe le palais de Satan. Construite avec l’or d’une montagne enflammée, travaillé par les anges rebelles, elle a des portes d’airain. Par extension, le mot signifie lieu où règnent tous les genres de désordre, de corruption et de perversité.

Dictionnaire du diable et des démons (9) Salama10

Salamandres :

  1. En magie, esprits du feu, habitants de la sphère du feu (on a reporté leur légende sur la salamandre, batracien que le préjugé général déclare à l’épreuve du feu, ce qui est faux). « Les Salamandres…, sont composées des plus subtiles parties de la sphère du Feu, conglobées, et organisées par l’action du feu universel…, ainsi appelé parce qu’il est le  principe de tous les mouvements de la nature. Les Sylphes de même sont composés des plus purs atomes de l’Air ; les Nymphes des plus déliées parties de l’Eau ; et les Gnomes, des plus subtiles parties de la Terre… » (Montfaucon de Villars).
  2. Certains cabalistes assuraient que, pour soumettre les esprits, il suffisait d’attirer, par des miroirs concaves, le feu du soleil dans un globe de verre. Il se forme alors « une poudre solaire qui se purifie d’elle-même et qui, avalée, est souverainement propre à exalter le feu qui est en nous » et, par conséquent à commander aux génies ignés.
  3. Les Salamandres ont les plus belles femmes du monde, mais elles se montrent rarement et sont, paraît-il, très fidèles.
  4. Pour divers démonographes, Romulus était un de leurs fils, ou celui d’un incube.

Satanisme : religion du Diable dont la messe noire marque l’apogée.

Satyres :

  1. Les Ceirim ou Seirim, boucs ou hommes velus sont considérés comme des démons par la Vulgate. Le Lévitique, 17-7, apprend qu’on leur offrait des sacrifices idolâtres et qu’on se prostituait à eux.
  2. Divinité mineure grecque, analogue au Faune romain. Mi-homme, mi-bouc, son chef est Pan. Les théologiens en firent tantôt des démons lubriques assimilés aux incubes, tantôt des gnomes désireux de s’unir aux filles des hommes pour acquérir l’immortalité.

Dictionnaire du diable et des démons (9) Satyre10
Satyre par Eva Widermann

Schirim : le bouc démon de la Bible ; le bouc de Mendès auquel les filles se prostituent et qui préfigure celui du sabbat.

Sensation de froid : une des caractéristiques de la possession diabolique ou de la proximité du Diable (voir Relations sexuelles avec les démons). La semence du démon est froide ; certaines zones de l’enfer sont des déserts de glace.

Serpents :

  1. En Perse : voir Zoroastrisme.
  2. Dans la tradition rabbinique, le Serpent a un langage articulé, des membres et des pattes. D’après la tradition juive, il séduit Ève en transgressant la défense divine : les interdits de manger, voire de toucher à l’Arbre de la Science. Eritis Similes Deo, promet-il aux deux époux. Pour le catholicisme, il reste le Tentateur et le signe de la mort par le péché.
  3. « L’Antique Serpent » ou « Le Serpent des premiers âges » n’est autre que le Diable. Le serpent est, avec le dragon, le basilic et le lion, un des emblèmes les plus représentatifs de la symbolique du Mal. Dès la plus haute Antiquité, c’est sous la forme d’un serpent que sont représentés Apophis, en Égypte, et Ahriman, en Médie. Sans parler du Serpent de la Genèse, signalons que St Jérôme (Adv. Jovin, IX, 32) compare le Diable à un serpent fort glissant qui peut, si nous ne résistons vaillamment à ses premières attaques, s’introduire jusque dans notre cœur.

Shatan : pour Charles Lancelin (Histoire mythique de Shatan, Paris, 1903), Moïse, dans sa Genèse, fait du serpent le personnage principal de son apologue (sorte de fable à conclusion morale), car il incarne le principe de la cupidité en lutte contre la volonté. Dix siècles plus tard, le peuple, qui ne comprend plus l’histoire, identifie le serpent à Satan, l’ange maudit envoyé par Yahvé pour perdre les hommes en les tentant.

Shédim : catégorie de démons qui ont des pattes de coq (T.B. Berachoth). Pour les détecter, on répand des cendres sur le sol où ils laissent leurs empreintes. Une formule magique spéciale rend capable de les voir. Le Psaume 106, 37 les cite dans l’Ancien Testament ; ils reviennent souvent, par la suite. Certains les font descendre des serpents ; d’autres d’Adam après la chute (voir Lilith) ; d’autres de Dieu qui les aurait laissés inachevés à cause du Sabbat, jour de repos. Leur chef Asmeday, deviendra Asmodée. Ils hantent les ruines, les déserts, les endroits nauséabonds. Leur nom s’applique en outre, aux taureaux ailés, gardiens des temples assyro-babyloniens.

Dictionnaire du diable et des démons (9) Taurea10

Sybille : femme qui prédisait l’avenir chez les Anciens. On en trouvait dans une dizaine d’endroits célèbres. Celle de Cumes, près de Naples, aida Énée à descendre aux Enfers ; Michel-Ange la peignit sur le plafond de la Sixtine.

Siffler :
la tradition populaire recommande de ne pas siffler dehors la nuit, car le Diable répond et paraît ; toutefois, il vous évite si vous portez un peu de gros sel. Cette croyance se retrouve chez les Arabes qui attribuent les sifflements et les bourdonnements mystérieux au Djinn.

Sikun
:
pouvoir occulte, bon ou mauvais, chez les Amérindiens. Si Skan, le Ciel ou la Force qui juge, déclare son détenteur déchu après sa vie, ce pouvoir devient typiquement mauvais et il rejoint alors les forces inexplicables et maléfiques.

Singe de Dieu :
surnom donné au Diable, dans les campagnes.

Sirènes :

  1. Selon 1 Hénoch 19, 2, les femmes des anges égarés sur la terre sont devenues des sirènes ;
  2. Dans l’Antiquité grecque, femmes-oiseaux qui perdaient les hommes par leur chant ; Ulysse sut en venir à bout (Odyssée, chant XII). On en fit ensuite des femmes-poissons tantôt avenantes, tantôt démoniaques, toujours lascives et troublantes.
  3. Au XIVème siècle,  elles apparaissent avec leur pendant mâle, le Siréneau. Plus rare est la représentation solitaire de ce siréneau : un exemplaire provenant d’Alspach est conservé au musée de Colmar (Haut-Rhin).

Dictionnaire du diable et des démons (9) Sirzon10

Six et 666 : ce chiffre est le symbole de l’incomplet, de l’imperfection, face au 7 divin (1 Samuel, 17-4 ; 2 Samuel 21-20 ; Daniel, 3-1). Le Diable s’est vu attribuer le nombre 666 parce que, disent certains, 600 symbolise la fausse religion, 60 le commerce avide, 6 la conduite de ce monde. 666 est le chiffre de la Bête de l’Apocalypse, que les satanistes (dont Crowley) prennent pour signe de ralliement.

Soleil :
lorsque le soleil brille dans un ciel nuageux et qu’il pleut par endroits on dit, en France, que le Diable bat sa femme ou marie sa fille.

Sombre royaume : nom de l’Enfer où, dès l’entrée, il faut laisser toute espérance.

Souffle amatoire (ou Souffle magique) : pouvoir merveilleux accordé par le Diable à ses amis et qui leur permet de se faire aimer de toutes les femmes qu’ils désirent. Les prêtres surtout en profitèrent : Grandier bien entendu (à Loudun) ; Gaufridi (à Aix-en-Provence), à qui le démon « donna la grâce de plaire au monde, et particulièrement de charmer les femmes en les soufflant ». Girard, enfin, qui, « s’étant baissé et ayant approché sa bouche de celle de la demoiselle Cadière, lui jeta un souffle qui fit une si grande impression sur elle, que sur-le-champ elle se sentit transportée d’amour pour lui… Et, dans le confessionnal, il la faisait souvent approcher de lui pour recevoir son souffle qui produisait en elle un redoublement d’amour pour lui. C’est ainsi qu’il avait fasciné l’esprit et le cœur de cette infortunée pénitente… » (Mémoire… pour Demoiselle Cadière, 1731.)

Succubes : démons-femelles, par opposition (très relative) aux incubes, qui viennent tenter les hommes durant leur sommeil et s’efforcent par tous les moyens de s’unir à eux. Les succubes fréquentaient les moines, les anachorètes et les bergers ; tous les rêveurs et les hallucinés du jeûne et de l’abstinence, prêts à accueillir leurs caresses lascives et leurs ardeurs dévorantes. Ces démons animaient souvent un corps arraché au sépulcre et l’amant fortuné – ou plutôt égaré par la passion – retrouvait entre ses bras, après une nuit d’ivresse, un cadavre décharné et puant. Les succubes revêtaient également l’aspect de la personne aimée, afin d’inciter le fiancé ou l’homme chaste à commettre le péché de luxure.

Dictionnaire du diable et des démons (9) Succub10

En l’an 1650, écrit l’exorciste Brognoli, le démon se montra à un jeune homme de Bergame sous la forme d’une fille qu’il chérissait. « À cette vue, il poussa un cri ; mais le fantôme lui ordonna de se taire, en l’assurant qu’il était sa bien-aimée, qu’elle avait fui de la maison parce que sa mère l’avait maltraitée, et qu’elle venait le voir. Il savait très bien que ce n’était point là celle qu’il aimait, mais un démon ; malgré cela, après quelques paroles et quelques caresses, il consentit à ses désirs. Le fantôme lui dit alors qu’il n’était pas sa Thérèse, mais un démon ; qu’il l’aimait et que c’était pour cela qu’il le poursuivait jour et nuit. » (Görres, Mystique)


Ibid.


_________________
"Que de terribles entités, dotées de pouvoirs très étendus, évoluent dans notre environnement et à nos dépens, est l'évidence même. Elles sont partout et nous devons être sur nos gardes." Albert S. Rosales
Passiflore
Passiflore
Admin
Admin

Féminin Messages : 709
Date d'inscription : 28/03/2017
Humeur : Curieuse de tout
Localisation : dans le cosmos

http://mystereinsolite.canalblog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum