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La danse des cercueils

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Message par Passiflore le Dim 7 Juil 2019 - 12:30

La Barbade est située à l’extrémité orientale des Antilles. Pour les historiens, c’est l’île que Christophe Colomb a manquée lors de son arrivée dans le Nouveau Monde. Pour les agences de voyages, c’est un des rares endroits de la planète qui ne soit pas encore pollué par le tourisme. Pour les spécialistes du Triangle des Bermudes, c’est la dernière escale du Cyclops, le charbonnier de la Marine de guerre américaine qui disparut ensuite avec à son bord plus de 300 hommes et officiers. Pour les amateurs d’occultisme, la Barbade est l’île où les cercueils dansent.

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Sur la côte sud de l’île, dominant Oistins Bay, se trouve le cimetière de Christ Church, qui contient le caveau, en forme de mausolée, de la famille Chase. Si, depuis plus de 150 ans, aucun humain n’y a été plus été enterré, c’est pour une excellente raison.
Il s’est produit à la Barbade, entre 1811 et 1820, une série d’événements à la fois bizarres et sacrilèges, dont les témoins sont restés stupéfaits.
Dans son numéro de mai 1945, le Journal of the Barbados Museum and Historical Society a publié un article documenté sur ce mystère inexpliqué.

L’intérieur de la crypte mesure un peu plus de 12 pieds sur 6 (3,60 m X 1,80 m environ). Elle est faite de blocs de corail si soigneusement cimentés que les murs ont l’air d’être taillés, comme le sol, à même le roc corallien sur lequel se trouve le cimetière. L’unique entrée était scellée par un énorme bloc de marbre bleu qui pesait à peu près 450 kg. Une fois fermée, la tombe était pratiquement impénétrable.

En juillet 1807, un cercueil contenant le corps de Mrs Thomasina Goddard fut inhumé dans le caveau. L’année suivante, un autre cercueil était déposé à côté de celui de Mrs Goddard. Il contenait les restes de la petite Mary Ann Chase, âgée de deux ans, morte d’une des maladies infantiles si fréquentes à l’époque.
Pendant les quatre années qui suivirent, la crypte resta scellée. Puis, le 6 juillet 1812, on y conduisit le cercueil de la petite Dorcas Chase, la sœur aînée de Mary Ann. On murmura que Dorcas s’était laissée mourir de faim pour échapper à la tyrannie de son père, l’honorable Thomas Chase. Un mois plus tard, celui-ci suivait sa fille dans la tombe.

Après avoir enlevé l’énorme dalle de marbre, les fossoyeurs, munis de lanternes, descendirent dans le caveau pour se préparer à y placer le cercueil de Thomas Chase. Il ne leur fallut que quelques secondes pour accommoder leur vue à la pénombre du caveau. Alors, sans même jeter un second regard, ils ressortirent en toute hâte. Comme c’étaient des esclaves, personne ne voulut les croire lorsqu’ils essayèrent d’expliquer ce qu’ils avaient vu.

Enfin, le pasteur de Christ Church, le révérend Thomas Orderson, entra tout de même dans la chambre funéraire pour voir ce qui avait pu terroriser les fossoyeurs au point qu’ils préférèrent être punis pour avoir désobéi plutôt que de redescendre dans le caveau. Lorsque le révérend y pénétra, il fut lui-même saisi d’une peur panique. Les cercueils avaient tous étés déplacés. Celui qui contenait les restes de la petite Mary Ann était debout dans le coin opposé à celui où il avait été déposé. Celui de sa sœur aînée était sens dessus dessous. Celui de Mrs Goddard était posé sur le côté contre une des parois.
« Violation de sépulture ! » s’écria le révérend Orderson.

On crut d’abord que le sacrilège était l’œuvre d’esclaves révoltés. Mais les Noirs étaient plus terrorisés que les Blancs qui les accusaient. L’honorable Thomas Chase n’était apparemment pas aussi honorable que son titre l’affirmait – en fait, c’était l’un des hommes les plus détestés de la Barbade – et les Noirs étaient persuadés que des forces plus puissantes que celles de l’homme avaient dérangé les cercueils.

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On les remit à leur place primitive. On descendit dans la crypte celui de Thomas Chase, une grande bière de plomb qui demanda huit hommes pour la porter. Le révérend Orderson fit une ultime inspection de l’intérieur du caveau, pour s’assurer que tout était bien à sa place, puis il donna l’ordre de replacer le lourd bloc de marbre qui scellait le tombeau.

Pendant quatre ans, il sembla que rien ne s’était passé dans le caveau Chase. Les fossoyeurs étaient retournés aux raffineries de sucre ou dans les champs de canne à sucre, où ils travaillaient lorsque leurs services n’étaient pas requis au cimetière.
En 1816, le 25 septembre, le petit Samuel Brewster Ames mourut. Il allait avoir 2 ans. Cette fois encore, on souleva l’énorme dalle de marbre qui fermait le caveau. Le révérend Orderson fut le premier à y descendre. À la lueur de sa lanterne, il constata une fois de plus que les cercueils avaient été déplacés.

Outragés par ce sacrilège, les Barbadais, comme les autres fois, accusèrent les Noirs… d’autant plus que le mois d’avril précédent avait été marqué par de nombreuses révoltes d’esclaves. Le premier moment de colère passé, le révérend enjamba les cercueils en désordre. On n’avait pas tenté de les ouvrir : le vol n’était donc pas la cause de la violation de sépulture. Pour déplacer celui de M. Chase, il n’aurait certainement pas fallu moins de six ou sept hommes. Or, il se trouvait maintenant sur le côté, dans le coin de la crypte opposé à celui où il avait été placé à l’origine. Les autres cercueils avaient, eux aussi, été changés de place.

Lorsque les esclaves eurent remis les cercueils à leur emplacement primitif, le révérend, accompagné du secrétaire du gouverneur de l’île, le major Finch, examina le caveau et n’y remarqua rien d’insolite, matériellement du moins. Le corps du petit Ames fut placé dans la crypte, et, avec un soin extrême, la dalle de marbre fut remise en place. Puis on démonta le chevalet qui avait servi à la hisser. À titre d’expérience, huit hommes solides essayèrent de la déplacer. En vain : elle ne bougea pas. Les familles se retirèrent alors, persuadées que tout était parfaitement en ordre dans la crypte.

Cinquante-deux jours plus tard, l’occasion se présenta à nouveau d’ouvrir le caveau. Samuel Brewster, le père du petit garçon qui avait été le dernier inhumé, allait en être le prochain occupant. Il avait été tué par ses esclaves pendant la révolte d’avril et inhumé provisoirement en un autre point de l’île, à la paroisse Saint Philip. Le grand chevalet fut de nouveau dressé, muni d’une poulie et d’une corde, et, au prix d’énormes efforts, une douzaine d’esclaves réussit à soulever la dalle.
        
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Cette fois, le révérend entra dans le caveau Chase accompagné du gouverneur, Lord Combermere, et d’un magistrat. Avant même d’y pénétrer, ils eurent la certitude qu’il s’était encore passé quelque chose d’insolite. La foule de curieux massée devant l’entrée se pressa pour mieux voir. Quatre des cinq cercueils avaient été déplacés dans la crypte. Seul celui de Mrs Goddard, un cercueil de bois, qui était en fort mauvais état, n’avait pas changé de place. Les autres étaient en plomb. Cette fois, ce n’étaient pas seulement les Noirs, mais un certain nombre de Blancs qui commençaient à penser que le caveau était maudit.

Le lendemain, les cercueils – y compris celui de Mrs Godard qu’il avait fallu encorder pour l’empêcher de tomber en pièces – furent sortis de la crypte et déposés sur le terrain à l’extérieur, tandis que le révérend et trois autres hommes inspectaient minutieusement le caveau. Tout, à l’intérieur comme à l’extérieur, fut examiné à plusieurs reprises, pour le cas où il existerait une autre entrée cachée. Mais on constata qu’il n’existait aucun moyen de pénétrer dans le caveau sans enlever la lourde dalle. Et comme il aurait fallu, dans ce cas, dresser un chevalet, la tentative ne serait évidemment pas passée inaperçue. On ne trouva pas la moindre trace d’infiltration d’eau. Aucune secousse sismique, aucun phénomène naturel d’aucune sorte ne s’était produit depuis la précédente ouverture du caveau. Rien n’avait été modifié aux alentours. Bref, on ne découvrit aucun moyen qui eût permis à quiconque de pénétrer clandestinement dans le caveau.

Les cercueils furent replacés dans le mausolée à leur place initiale, à l’exception de celui de Mrs Goddard, qui fut posé debout dans un coin. Celui de Sam Brewster fut placé avec les autres. Une fois encore, les esclaves refermèrent la dalle de marbre, isolant la maison des morts du monde extérieur… de notre monde, du moins. On scella la dalle avec du ciment, partout où elle était en contact avec la tombe.

L’histoire des phénomènes insolites dont le sépulcre de Christ Church était le théâtre, se répandit dans toutes les Antilles, et même jusqu’en Floride et aux Bahamas. Les curieux affluèrent à la Barbade, attirés par l’énigmatique caveau des Chase. Des navires faisaient même un détour de plusieurs milles par la Barbade, pour que les passagers et les marins puissent visiter le cimetière. Les habitants de l’île, eux, attendaient le prochain enterrement… notamment celui de Mrs Thomasina Clarke, alliée à la famille Chase. Mrs Clarke, qui vaquait tranquillement à ses occupations, ne pouvait évidemment pas se douter qu’elle serait l’occupante du prochain cercueil pour lequel on ouvrirait le caveau.

Le 7 juillet 1819, le chevalet de bois et ses palans furent installés une fois de plus et l’on se prépara à lever la lourde dalle de marbre qui fermait l’entrée du caveau maudit. Des représentants officiels du gouvernement examinèrent avec soin le ciment qui avait servi à sceller la dalle dans son logement. La foule des curieux fut bien déçue lorsqu’elle apprit que rien n’avait été touché : ni la dalle ni son logement. Mais cette déception fut de courte durée.

Les Noirs, en tirant de toutes leurs forces sur les cordes, ne parvenaient pas à soulever le bloc de marbre, qui refusait de bouger comme si une force invisible, de l’intérieur du caveau, s’opposait à son ouverture. Les maçons vérifièrent qu’ils avaient bien enlevé tout le ciment. Pour finir, ils enfoncèrent des coins de bois à coups de marteau et la dalle commença à se soulever peu à peu. Les témoins, maintenant accroupis pour mieux voir, comprirent alors ce qui avait d’abord empêché l’ouverture du caveau. Le cercueil de Thomas Chase avait été coincé contre la dalle.

Dans la crypte, tous les cercueils étaient dispersés, excepté celui de Mrs Goddard qui était toujours debout, toujours encordé, à l’endroit où il avait été déposé trois ans auparavant. Ceux des enfants, qui avaient été posés sur les autres, se trouvaient maintenant à même le sol.
Une fois de plus, les cercueils furent sortis de la crypte, qui fut inspectée centimètre par centimètre. Et, une fois de plus, on ne trouva aucun indice pouvant donner à penser qu’il existait une autre entrée que celle obstruée par la dalle de marbre. Apparemment, la tombe était étanche car on n’y trouva pas le moindre insecte, ni la moindre trace de moisissure ou d’infiltration. Et, pas plus que précédemment, les cercueils ne portaient la marque d’une tentative d’effraction.

Le gouverneur Combermere, ancien officier de cavalerie de Sa Majesté, décida de sceller cette fois le caveau avec toutes les précautions scientifiques possibles. Il fit répandre une couche régulière de sable blanc très fin sur toute la surface de la crypte. Puis on redescendit les cercueils, y compris celui de Mrs Clarke. On prit note du moindre détail, depuis l’épaisseur du sable jusqu’à la position exacte de chaque cercueil. La dalle de marbre bleu fut remise en place et cimentée de nouveau tout autour de son logement. Avant que le ciment ne fût sec, plusieurs officiels y imprimèrent leur signature ou leur sceau. Désormais, il serait impossible d’ouvrir le caveau sans endommager ces marques. On chargea même un membre de la police de venir chaque jour vérifier l’état du caveau et de la dalle ainsi scellée.

Le caveau Chase devint l’une des principales curiosités des Antilles, et les touristes, en posant le pied sur le sol de la Barbade, commençaient presque toujours par demander : « Pourriez-vous me dire où est le caveau Chase ? »
     
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Pendant des mois, dans toutes les tavernes, à la sortie des églises, lors des réunions mondaines, on finissait toujours par se demander ce qu’on allait trouver la prochaine fois qu’on ouvrirait le caveau… Mais personne ne mourait. Finalement, les autorités de la Barbade succombèrent à leur curiosité et firent rouvrir la « maison des morts vivants ».
Le 20 avril 1820, le gouverneur Combermere, plusieurs membres de son entourage, le révérend Orderson et deux maçons se réunirent autour de la crypte de Christ Church.

Un minutieux examen montra qu’aucune tentative n’avait été faite pour ouvrir le caveau. Autour de la dalle, les marques dans le ciment étaient intactes. Le gouverneur ordonna aux maçons de faire sauter le ciment, tandis que les Noirs dressaient une fois de plus leur chevalet et ses accessoires. À genoux ou accroupis, les autres attendaient l’ouverture. Et ils virent exactement ce qu’ils attendaient : tout était bouleversé.

Pour entrer, il fallut passer sur les cercueils des enfants, qui se trouvaient maintenant en haut des marches. Tous les cercueils, à l’exception de celui de Mrs Goddard, semblaient avoir été projetés dans tous les sens. La couche de sable blanc répandue sur le sol était intacte. Aucune tentative n’avait été faite pour ouvrir les cercueils. L’un des membres de l’entourage du gouverneur, Nathan Lucas, devait dire par la suite : « J’ai examiné les parois, la voûte, tous les recoins du caveau, et j’ai trouvé le tout ancien et homogène. Et un maçon, en ma présence, a frappé de son marteau toutes les parties de la crypte : tout sonnait le plein. »
On examina même les abords extérieurs de la crypte. On enfonça des barres de fer dans la couche rocheuse, pour y déceler d’éventuels tunnels. En vain.

Personne ne put fournir la moindre explication sur la cause du bouleversement total des cercueils. On émit de nombreuses hypothèses, mais sans l’ombre d’une preuve.
En désespoir de cause, le gouverneur Combermere ordonna d’enlever les cercueils du caveau Chase et de les inhumer ailleurs. La crypte fut laissée ouverte et n’a plus jamais servi à aucune inhumation depuis lors.

Dans son ouvrage intitulé This baffling World (Un monde déconcertant), John Godwin étudie assez soigneusement le mystère du caveau Chase et publie des reproductions de certains documents officiels à ce sujet. Mais il n’est pas non plus en mesure de résoudre le mystère.  

De toute évidence, l’origine des bouleversements survenus dans le caveau de Christ Church n’est pas naturelle. Mais il est vrai que nombre d’événements survenus dans le Triangle des Bermudes ne sont sans doute pas dus non plus à des forces naturelles.


Richard Winer, le nouveau dossier du Triangle des Bermudes

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