PARANORMAL & SUPRANATUREL

Dictionnaire du diable et des démons (10)

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Message par Passiflore le 07.07.19 15:21

Suppôt : fauteur et partisan du mal. Suppôt de Satan désigne plus précisément un homme méchant, vicieux, toujours disposé à nuire à son prochain.

Sylphes : esprits composés des plus purs atomes de l’air qu’ils habitent. On les rencontre dans les mythologies germanique et celtique et certains prétendent (le comte de Gabalis, notamment) que le père de Melchisédech était un sylphe. Au début de l’ère carolingienne, les sylphes se montrèrent aux hommes, à l’instigation du cabaliste Zédéchias, sur des navires aériens « d’une structure admirable, dont la flotte volante voguait au gré des zéphyrs. Le peuple crut d’abord que c’étaient des sorciers qui s’étaient emparés de l’air pour y exciter des orages, et pour faire grêler les moissons. Et comme ce spectacle se renouvela plusieurs fois, tant sous Pépin que sous Charlemagne, et sous Louis le Débonnaire, les savants, les théologiens et les jurisconsultes furent bientôt de l’avis du peuple. Les empereurs le crurent aussi, et cette ridicule chimère alla si avant, que le sage Charlemagne, et, après lui, Louis le Débonnaire, imposèrent de graves peines à tous ces prétendus tyrans de l’air ». (Garinet, Histoire de la Magie en France.)

Aujourd’hui les sylphes semblent habiter Mars ou Vénus et se déplacer en soucoupes volantes.

Sylphides : femmes et filles des Sylphes.

Sylvains : divinités mineures des forêts et des champs, chez les Latins ; assimilés aux incubes par St Augustin.

Tamaris : le bois de cet arbrisseau méditerranéen était censé conserver une partie de la puissance de l’esprit qui l’habitait. On l’employait fréquemment dans la confection des amulettes, en Judée et en Grèce.

Tambour : caisse cylindrique tendue de peaux, utilisée dans la magie des Lapons et dans le chamanisme pour attirer les esprits et créer une ambiance favorable au développement de la possession volontaire.

Tarentulé(e) : personne se prétendant mordue par la tarentule et devenue possédée. Dans les Pouilles, en Italie du Sud, on relève plusieurs cas de possession qui s’apparentent à la danse de Saint-Guy (ou chorée).

Dictionnaire du diable et des démons (10) Taupe10
Une taupe

Taupes : outre leur vertu curative (« la main talpée », au Moyen Âge, guérissait), les taupes sont parfois considérées comme magiciennes parce que leurs pattes ont la forme de mains. À Tanney (Nièvre), on prétendait qu’elles étaient d’anciennes fées possédant, la nuit, tous les pouvoirs.    

Telchines :
génies légendaires appelés « enfants de la mer » (une autre tradition en fait trois forgerons, génies du feu), qui habitaient principalement la Crête, Rhodes et Chypre. Ils sont à rapprocher des Cabires, divinités de la Terre ; des Dactyles, personnages mythiques souvent identifiés aux Curètes (divinités mineures) du Mont Ida, ou des Corybantes, génies mystérieux et déchus, qui, s’il faut en croire Plutarque, étaient condamnés à vivre dans un corps humain.

Tempêtes : la tempête est une invention du Diable. En France, on croyait pouvoir la faire cesser en fouettant les mousses. Voir Prêtres.

Ténébreux (Beau) : dit aussi Archange du Mal, Prince des Ténèbres, ou Ange Ténébreux. C’est le Diable, Satan.

Tentateur (esprit) : le Diable, qui essaie continuellement de tenter les humains pour les perdre… et gagner leur âme.

Tentation diabolique :
la tentation est la marque la plus diffuse de l’influence que Satan exerce sur le monde. Elle réussit auprès des cœurs simples, des êtres sans volonté toujours prêts à suivre leurs penchants et le courant de leurs inclinations.
La vie moderne a non seulement multiplié les occasions et les formes de la tentation (presse, cinéma, publicité, voyages), mais elle a encore développé les sentiments d’angoisse et de fixation à l’égard de la Mort. La tentation du trépas collectif, de la guerre atomique, poursuit les hommes de ce temps, où, tout en feignant d’avoir disparu, le Diable s’est inextricablement mêlé à l’existence quotidienne. Il s’est dilué dans les esprits ; et les cabrioles indécentes, les soubresauts tapageurs, les exhibitions érotiques des anciens possédés se sont mués en un inquiétude spirituelle, mais tenace.

Dictionnaire du diable et des démons (10) Tentat10
B.N.F.

L’universalité du démonisme fait que l’on rencontre les tentations aussi bien dans le bouddhisme, où Gautama est séduit par les Apsaras, que dans le tantrisme et la religion hindoue. Le christianisme a laissé une large place aux tentations, dont les principales sont celles : d’Adam et d’Ève, punis par la maladie, la déchéance et la mort pour avoir touché au fruit de la Connaissance ; de Job, l’homme intègre et désintéressé, que le Démon s’efforce en vain de séduire, après en avoir obtenu la divine permission ; du Christ, au nombre de trois, puisque le Démon lui demande de changer une pierre en un morceau de pain, de se précipiter du haut du temple de Jérusalem, de l’adorer pour obtenir tous les royaumes de l’univers ; des saints, sur lesquels les démons s’acharnent volontiers. À ces tentations, il faut ajouter celles de la vie quotidienne et celles des heures dernières où Satan ne renonce pas – bien au contraire - à tenter le Mauvais Riche, le Mauvais Larron, Judas et, bien entendu, chacun de nous, pauvres pécheurs.

Téraphim : 
1. Selon les Écritures, pantacle de divination et de protection magique qui revêt souvent une forme humaine ou animale.
2. L’occultisme considère certains téraphim comme des idoles possédant une âme. Au Moyen Âge, la tête des fils aînés assassinés, ouverte puis frottée d’huile et d’ammoniaque, une plaque d’or vierge sous la langue, était censée prédire l’avenir. On assurait que le Baphomet des Templiers était un téraphim et Charles IX mourant fit couper la tête d’un jeune Juif pour connaître l’avenir : elle parla sous contrainte.

Tératologie : étude des êtres monstrueux que non seulement les croyances populaires, mais encore les récits des savants et des démonologues (Bodin, Aldovrande, Paré, Rémy, etc.) prétendaient engendrés par les incubes et les démons.

Thamuz :

  1. Ambassadeur infernal en Espagne.
  2. Démon de second ordre qui inventa l’artillerie, l’Inquisition et les supplices qui en découlent.
  3. Les ardeurs amoureuses dépendent aussi de lui (Collin de Plancy).

Thorybisme : voir Poltergeist.

Train de feu : voir Chasse volante.

Transe(s) : 

  1. en occultisme, état où l’activité normale et la pensée deviennent automatiques. Synonymes : état hypnotique ou médiumnique ou second.
  2. en parapsychologie, état d’inconscience pendant lequel peut se manifester une activité paranormale.

Treize : ce chiffre est souvent considéré comme propre à attirer le malheur, aussi évite-t-on de mettre 13 convives à table. D’autres assurent le contraire, sans doute parce que dans le jeu de Tarots, la lame XIII signifie renaissance. Il s’agit là encore d’un chiffre imparfait et d’une tradition populaire.

Très-bas (le) : le Diable, par opposition à Dieu, le Très Haut. 

Trèves : dans le Gard, cohorte de vieillards défunts qui n’ont pas eu ce qu’ils méritaient et se vengent. On les apaise généralement par des messes et des prières.

Trille du Diable : air de violon très difficile que le virtuose Tartini prétendit avoir entendu en rêve et transcrivit à son réveil.

Trismégiste : « Le trois fois très grand », épithète que les hermétistes anciens réservaient à l’Hermès-Thoth égyptien.

Dictionnaire du diable et des démons (10) Hermzo10
Hermès

Trous du tonnerre : en Alsace, on raconte que les éclairs sont des sortes de flèches, que le Diable décoche des nuages ; elles s’enfoncent sous la terre aussi profondément que l’espace parcouru en un siècle par un lièvre. Après 7 ans, un lac se forme où flotte un doigt du Diable. Si on le saisit, il préserve de l’orage et se met à suer dès que le temps menace.

Typhon ou Typheus ou Typhée :
appelé aussi Seth ou animal typhonien. Frère d’Osiris (qu’il assassina) et d’Isis. Considéré dans l’Égypte ancienne comme l’incarnation du Mal, de la sécheresse, de la destruction et de la stérilité.

Ubiquité :
possibilité de se trouver présent en même temps à des endroits très différents et fort éloignés. Cette faculté est, en principe, réservée aux dieux, mais les démons et même les magiciens s’en prévalent.

Ukobach :
démon inférieur chargé d’entretenir l’huile dans les chaudières infernales. Inventeur des feux d’artifice et des fritures, il apparaît toujours avec le corps enflammé.

Uphir :
démon chimiste et médecin, très versé dans la connaissance des plantes médicinales ; responsable de la santé des diables.

Vampire :
le vampire, écrit Littré, est « un être qui, suivant la superstition populaire, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants. » Par extension, peuvent être considérées comme vampires les personnes qui profitent, à la manière du roi David, de la chaleur d’autrui, ou de bains de sang capables de leur rendre jeunesse et vigueur : Louis XI, Innocent VIII et la Comtesse Bathory essayèrent ce traitement que Médée jadis pratiqua sur le père de Jason.

Vampirisme : état et conduite des vampires.

Vampirovitch : fils d’un vampire selon une croyance balkanique.

Ventriloque :
on a cru à certaines époques que la ventriloquie était un phénomène diabolique.

Vénus noire
:
divinité asiatique adorée sous la forme d’un bétyle (pierre noire), assimilée ultérieurement à Lilith, femme de Samaël ou de Satan. Certains en firent l’amante de Lucifer, le double d’Astarté.

Dictionnaire du diable et des démons (10) Bzotyl10

Verbouc : désigne parfois le Diable, le bouc étant un de ses animaux favoris.

Verge de Jacob
:
bâton qui précéda la baguette magique. Il oblige les esprits à apparaître ou les repousse à la manière de la Verge de Moïse qui fit grand effet sur les magiciens de Pharaon.

Vierge : les vierges, aussi bien les vestales que les chastes chrétiennes, sont censées pouvoir enchaîner les démons et modifier l’ordre de la nature. Lorsque l’Empire romain s’accrut, écrit Hérodien, « on embarqua la statue de la déesse (de Pessinonte), mais quand elle fut arrivée à l’embouchure du Tibre…, le bâtiment s’arrêta tout à coup comme par une force surnaturelle. Tous les efforts du peuple ne purent parvenir à le mettre en mouvement ; il ne céda qu’à une vestale. On accusait cette jeune fille d’avoir violé le vœu de virginité. Sur le point d’être jugée et craignant d’être condamnée à mort, elle obtint du peuple par ses prières qu’il s’en remît pour le jugement à la déesse de Pessinonte. Elle détache aussitôt sa ceinture, la lie à la proue du navire, et prie à haute voix la déesse de permettre au vaisseau de la suivre, s’il est vrai qu’elle soit pure et innocente. Le vaisseau entraîné par la ceinture de la vestale, vogue aussitôt. Et tous les Romains, dans l’admiration, reconnaissent à la fois et la puissance de la divinité et l’innocence de la vierge. » (Histoire Romaine, L. Halévy). On sait que, depuis, Ste Marthe renouvela le « miracle », imitée ensuite par un nombre impressionnant de vierges portant ceinture.

Vipère : certains assurent, en Sologne, qu’elle est une sorcière ayant la langue du Diable qui, au moment du frai (sabbat des serpents), renouvelle ses pouvoirs s’il l’en juge digne. Sinon, elle meurt rapidement.

Vjeshitza : esprit féminin, aux ailes de flamme, qui grimpe sur la poitrine des dormeurs, les suffoque ou les rend fous par ses étreintes lascives. Autrement dit, succube qui revêt la forme cauchemardesque.

Vouivre ou vouire ou guivre :
sorte de serpent ou serpe de feu ailée, qui porte au front une escarboucle étincelante. Elle garde les trésors souterrains. Le nom semble berrichon, mais les figurations de vouivres apparaissent à Saulieu, Autun et Vézelay. Fréquente en Franche-Comté, elle habite les donjons déserts et vole dans le ciel, les nuits d’été, laissant derrière elle une trace lumineuse.
En Sologne, on parle aussi de serpents volants nommés Codrilles, redoutables mais qu’on ne voit jamais. Pour empêcher l’éclosion de leurs œufs (cachés dans les fumiers), on y met, tous les premiers mai, une branche d’épine fleurie.
      
Dictionnaire du diable et des démons (10) Vouivr10
Une vouivre

Zoomophisme : forme de religion ou de magie représentant les divinités et les démons sous forme animale. Par extension, adoration de certains animaux (bœuf Apis, bouc de Mendès, taureau ailé, images totémiques figurant l’animal ancêtre du clan).

Zoroastrisme
:
la doctrine fondamentale de cette religion de Zoroastre est un dualisme heurtant deux principes indépendants : une opposition foncière entre « deux esprits », jumeaux à l’origine, le bon (Spenta Manyu) et le mauvais (Angra Mainyou ou Ahra Manyu) qui deviendra Ahriman et sera escorté de Daeva, démons malfaisants.
Le bon est Ahura Mazdah, ou Ormazo, ou Ormuz, le Grand Créateur. Le mauvais tentera en vain le Prophète Zoroastre (Zarathoustra, repris par Nietzche, notamment) et, sous forme de serpent, descendra sur la terre pour l’infester de créatures venimeuses.
L’historien chaldéen Bérose, puis les démonographes, ont tendance à confondre Zoroastre avec Cham, fils de Noé ; les cabalistes le confondent plutôt avec Japhet et le comte de Gabalis en fait même le fils du salamandre Oromasis.

Dictionnaire du diable et des démons (10) Zoroas10




Ibid.

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