PARANORMAL & SUPRANATUREL

George Adamski vu par Desmond Leslie

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Message par Passiflore le Sam 13 Juil 2019 - 15:21

Les États-Unis et l'Union soviétique sont rarement du même avis, mais en ce qui concerne Vénus, les deux nations s'accordent à penser que son atmosphère incroyablement dense et ses températures monstrueusement élevées interdisent d'imaginer qu'il puisse y exister une forme de vie fondée sur le carbone-oxygène. Quelques microbes résistant à la chaleur, peut-être, mais supposer que des hommes puissent y habiter relève d'une hypothèse hautement fantaisiste.

Donc le pauvre vieux George Adamski aurait menti ?

Voire !

Tout au long de sa vie, il fut considéré par beaucoup comme un charlatan et un menteur. Jamais personne, dans le domaine des "objets volants non identifiés" ne causa autant d'émoi que ce curieux Californien. Il semble même, aujourd'hui, que ses détracteurs soient amplement justifiés.

Alors comment pourrais-je avoir l'aplomb de publier ce livre, après toutes ces dernières découvertes ? Pourquoi ne pas reconnaître humblement que j'ai commis une grave erreur en ajoutant ses divagations à un ouvrage sérieux relatant uniquement des faits historiques, des faits pouvant vérifiés et prouvés ? Pourquoi n'ai-je pas tout simplement supprimé de ce volume ce récit fantaisiste, et prétendre qu'Adamski n'a jamais existé ? Pourquoi ai-je la sottise d'insister au risque d'être la risée de tous ? C'est bien simple. Contrairement à la plupart de ses détracteurs, je me suis donné beaucoup de mal pour étudier la personnalité d'Adamski, ses photos, ses négatifs, son matériel, puis interroger ses témoins, et rechercher toutes les preuves circonstancielles que je pouvais découvrir. En dépit des obstacles, des nombreuses déceptions, j'ai finalement eu la conviction inquiétante que l'atterrissage de la soucoupe et la visite de l'homme de l'espace, le 20 novembre 1952, ont effectivement eu lieu, comme l'ont rapporté les heureux mortels qui ont eu le privilège d'y assister et d'en témoigner.

Mais, m'objectera-t-on, la surface de Vénus est inhabitable, et le visiteur a bien indiqué qu'il venait de cette planète, où il vivait. Alors ? Où cela nous mène-t-il ?

Premièrement, je suis allé en Californie en 1954 et j'y ai passé quelques mois en compagnie de George Adamski, d'Alice Wells et de Lucy Mac Ginnis; aujourd'hui je les estime et les respecte. En partageant leur mode de vie, j'ai pu observer leur comportement, et étudier leur mentalité. Ce sont des gens simples et d'une haute moralité : ils étaient ce qu'il faut bien appeler des "gens bien", et même des gens très bien. Ils ne se souciaient guère d'être crus ou non. Ils avaient vu des choses, et ils étaient prêts à les raconter si on leur demandait, prêts aussi à répondre à toutes les questions.

Lucy Mac Ginnis me dit :
-Quand nous sommes arrivés sur les lieux, George était muet de stupeur et ne pouvait que nous montrer les empreintes de pas sur le sable. Il était tellement surexcité qu'il bafouillait. Il était radieux, comme un enfant débordant d'enthousiasme, et ne tenait pas en place.

George Hunt Williamson me dit à peu près la même chose quand je le rencontrai quelques semaines plus tard, et Alice Wells, avec son calme oriental, confirma ses dires.

Apparemment, quand ils virent George gesticuler en causant avec le visiteur, qu'ils voyaient à la jumelle et qui n'était pour eux qu'un homme ordinaire en combinaison marron, ils crurent qu'il indiquait son chemin à un prospecteur ou un minéralogiste car la région est parsemée de petites mines; ils se demandèrent un instant pourquoi il agitait tant les bras. Ce fut Alice, semble-t-il, qui soupçonna quelque chose d'insolite et scruta longuement les traits de l'inconnu à la jumelle, ce qui lui permit plus tard d'en faire un croquis.

Je ne comprenais pas pourquoi ils n'avaient pas aussitôt couru vers Adamski - avant le départ du visiteur; la distance qui les séparait n'était que de 600 à 800 mètres. Leur réponse à ma question fut d'une simplicité désarmante. Il les avait priés de ne pas venir avant qu'il leur donnât un signal. Et George, je l'appris plus tard, possédait une autorité naturelle qui vous oblige instinctivement à obéir à ses demandes.

George Adamski vu par Desmond Leslie Adamsk12

Avaient-ils réellement vu les vaisseaux spatiaux ? Oui, ils avaient tous vu le gigantesque cigare, le "vaisseau mère", et ils l'avaient vu disparaître derrière les collines dès que les avions militaires étaient arrivés.

Et la soucoupe, le "vaisseau éclaireur" ? 

Ils me dirent qu'ils avaient aperçu quelque chose de brillant, qui clignotait derrière les rochers en s'élevant parfois et en disparaissant soudain à la vue. Ils supposèrent que c'était le dôme de la soucoupe. Juste après la disparition de la silhouette en combinaison marron derrière les rochers, il y eut une vive lueur et un objet fila comme un éclair dans le ciel à très grande vitesse. Pendant quelques instants, Adamski demeura immobile, comme ahuri, et puis, se souvenant de ses compagnons, il leur fit signe de le rejoindre. C'est tout juste s'il pouvait parler. Il montrait les empreintes de pas dans le sable, il haletait et bafouillait.

-S'il jouait la comédie, observa Williamson, alors c'est le plus grand acteur de tous les temps. Il était fou de joie, hors de lui.
Je voulus alors savoir pourquoi le film qu'ils avaient pris du cigare volant n'avait rien donné. Williamson hocha la tête.
-Je ne sais pas. Nous avions emprunté cette caméra. Nous ne nous en étions jamais servi. Je ne sais pas comment les Bailey se sont débrouillés, je ne sais pas ce qu'ils ont pu trafiquer, mais le film était vierge.

Et les négatifs que George avait pris de la soucoupe, en gros plan, et dont il disait qu'ils avaient été brûlés et détruits par le champ de puissance ?

Adamski fouilla dans son bureau et les retrouva. À première vue, ils paraissaient complètement noirs, mais lorsque je les regardais à contre-jour dans le soleil, je distinguai la vague silhouette de quelques rochers et, oui, la forme de la soucoupe avec sa coupole, légèrement inclinée, planant à quelques centimètres du sol, avec ses trois boules sorties comme pour un atterrissage. Je montrai cette image à George qui parut très surpris de la voir. Je crois qu'il ne l'avait jamais remarquée. Mais, et c'est là le plus étrange, si la pellicule avait été noircie par les radiations émanant de la soucoupe, par quel miracle technologique le pilote a-t-il pu restaurer l'émulsion et superposer ensuite les dessins formant le message dont nous avons parlé, avant de restituer le négatif le 13 décembre ?

Cet été de 1954 fut peut-être le plus étrange de toute ma vie. Trois mois passés sur les pentes du Mont Palomar avec cet Adamski énigmatique, fascinant et déconcertant; aimable, charmant, parfois évasif, et faisant preuve à l'occasion d'une profondeur de pensée qui n'était pas pour vous rassurer. Si l'on voulait connaître le véritable Adamski, il fallait le prendre à part, et l'amener à se détendre. Il avait peur de la foule. Il avait des difficultés à parler en public. Quand il donnait une conférence, son esprit paraissait s'embrouiller, et le public qui avait fait la queue pour l'entendre repartait déçu, perdant ses illusions. Peut-on vraiment dire qu'il était schizophrène ? Je n'en sais rien. Je ne suis pas psychiatre. Mais bien souvent, j'avais l'impression qu'il y avait deux êtres dans ce grand corps félin, le petit Adamski gaffeur qui se poussait en avant dès que la foule s'assemblait, qui parlait d'abondance et vous donnait le vertige avec son tourbillon d'idées imprécises et mal exprimées. Et puis il y avait le Grand Adamski, l'homme que nous avons appris à connaître et à aimer, qui ne se dévoilait qu'à ses intimes et leur donnait alors l'impression très nette qu'ils avaient devant eux une grande âme. Le Grand Adamski s'exprimait d'une voix grave empreinte d'une grande sagesse, d'une voix merveilleusement envoûtante. En plongeant le regard dans ses grands yeux noirs brûlants, on devinait que cet Adamski-là connaissait et avait vécu beaucoup plus de choses qu'il ne voulait le laisser croire.

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