PARANORMAL & SUPRANATUREL

Une étrange rencontre en plein océan

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Message par Passiflore le Mer 24 Juil 2019 - 17:41

Bien que le corps des Garde-Côtes fournisse, en général, une explication plausible pour la plupart des évènements bizarres qui surviennent dans le Triangle du Diable, ses propres navires ne sont pas épargnés par le mystère...

      Une étrange rencontre en plein océan Triang10

Le Yamacraw était un ancien dragueur de mines de la Seconde Guerre mondiale, converti par les Garde-Côtes pour la pose de câbles et le sauvetage des navires en détresse. Son nom était celui d'une tribu amérindienne de Floride. Le 8 août 1956, il naviguait cap au 165. Sa position était 30°65' N. et 73°80' O., ce qui le situait dans ce qu'on appelle souvent la mer des Sargasses, au nord-est des Bahamas, à 500 miles (+ de 800 km) de Jacksonville. Il était 1 h 30 du matin lorsque l'opérateur radar signala :

-Grande étendue de terre droit devant à 28 miles (45 km).
-Impossible ! répondit l'enseigne de vaisseau Francis J. Flynn. Il n'y a qu'une terre sur notre route, c'est la République dominicaine, et elle est à plus de 800 miles (+ de 1200 km).
L'opérateur radar vérifia minutieusement son réglage. Puis il rappela l'officier de quart :
-Lieutenant, le radar indique une terre droit devant. Venez voir vous-même.
Flynn s'approcha de l'écran radar : 
-C'est exact. Ce doit être une côte. Regardez comme elle est droite. On dirait qu'elle est tracée à la règle. Réveillez le commandant. Je vais regarder les compas et refaire le point.

La mer était d'huile, le ciel clair. Toutes les étoiles, toutes les constellations qui devaient être visibles dans cette région étaient apparentes. Les compas étaient normaux et les visées de l'enseigne confirmaient ses points précédents. Pourtant, l'écran radar révélait une masse énorme droit devant le Yamacraw. À 12,5 noeuds, la distance s'était réduite à 24 miles (38 km).
-Gardez le cap au 165, ordonna le commandant.

Deux heures plus tard, les hommes qui étaient sur le pont regardaient à l'avant avec angoisse. À moins d'un mile, une masse énorme surgissait de la mer, paraissant s'étendre d'un bout à l'autre de l'horizon et s'élever aussi haut que le regard pouvait atteindre. Le radar, qui perçait le brouillard, montrait une masse homogène.

Quelques minutes plus tard le Yamacraw, atteignait la Chose en question. Le commandant Strach donna l'ordre de préparer le gros projecteur à arc de 90 cm de diamètre. Comme le navire avançait lentement le long de la masse mystérieuse, l'équipage constata qu'elle n'émergeait pas de l'Océan : sa base se situait à une cinquantaine de centimètres au-dessus de l'eau. Lorsque le navire ne fut plus qu'à une quinzaine de mètres, on brancha le projecteur, mais le faisceau ne pénétra la Chose que d'un mètre au maximum. Quant au radar, il n'y entrait absolument pas. À la lumière du projecteur, la couleur de la Chose apparaissait d'un gris-brun.

Pendant une demi-heure, le Yamacraw longea lentement le bord de la Chose. De temps en temps, le commandant donnait l'ordre de s'y enfoncer, pendant une minute environ à chaque fois. On ne constatait alors aucun changement de température ou d'humidité de l'air, comme c'eût été le cas dans un brouillard. Personne ne restait à tribord lorsque le Yamacraw se glissait dans la Chose. Enfin, le navire recula de plusieurs centaines de mètres et continua de naviguer le long de la Chose, qui formait une ligne droite orientée du nord-est au sud-est.                                   
Au bout de quelques minutes, le commandant Strach ordonna de virer légèrement à tribord et le Yamacraw entra lentement, en arrière, dans le gris-brun de la Chose mystérieuse impénétrable au projecteur comme au radar.

Le puissant faisceau du projecteur à arc se réduisit à une lueur indécise, visible seulement lorsqu'on la regardait directement. Et, comme auparavant, la température et l'humidité restaient inchangées. Sur le pont, la visibilité était absolument nulle. Quelques marins qui cherchaient leur chemin à tâtons sur le pont du Yamacraw observèrent que la substance où ils s'étaient enfoncés donnait l'impression de particules de sable fin ou de poussière en suspension. Cependant, la Chose était totalement immobile, contrairement à ce qui se serait passé dans un des nuages de poussière qu'on rencontre, très rarement, sur l'Océan. L'air aussi était absolument immobile. Le navire ne gardait de vitesse que le strict minimum nécessaire pour gouverner. Sur l'écran verdâtre du radar, tout n'était que confusion. Les indications des compas restaient normales.             
Soudain, les marins qui se trouvaient sur le pont se mirent à tousser. Leurs yeux se mirent à piquer, comme si l'énorme masse contenait quelque substance irritante.
-Les machines appellent la passerelle ! cria une voix venue d'en bas. Nous perdons de la pression ! La combustion se fait mal ! Les chaudières s'étouffent ! Nous perdons des tours-minutes ! 
Avec sa vitesse réduite, le Yamacraw semblait déjà ne plus avancer qu'à grand-peine. Les marins respiraient de plus en plus difficilement. On prépara un message radio pour signaler les difficultés rencontrées sur le navire. Juste au moment où le commandant allait ordonner à l'homme de barre de faire demi-tour pour sortir le navire de l'énorme masse, le Yamacraw émergea.
-On aurait vraiment dit que nous étions entrés dans un mur solide, dit un marin.
-Comme si nous avions passé les portes de l'enfer, répondit un autre.
-Les machines appellent la passerelle. La pression redevient normale. Nous reprenons la vitesse demandée, dit la voix venue d'en bas.

Le jour commençait à poindre. Pendant une demi-heure encore, le Garde-Côte longea l'énorme Chose, dont le radar était incapable de déterminer les dimensions. Elle paraissait s'étendre indéfiniment du nord-est au sud-ouest, formant une surface parfaitement plane aussi bien verticalement qu'horizontalement. Même lorsque les premières lueurs de l'aube eurent percé l'obscurité, les marins n'arrivaient toujours pas à distinguer le sommet de la Chose.

Alors, juste au moment où le soleil se levait, l'immense Chose gris-brun disparut. Là où elle s'était trouvée, la mer était normale. Le navire ne portait aucune trace de poussière ou de dépôt quelconque : pourtant, de nombreux marins avaient senti de la poussière dans l'air pendant que le navire se trouvait dans la Chose. Le radar ne signalait plus rien de solide à sa portée. Le Yamacraw passa la moitié de la journée à sillonner les parages avant de s'éloigner, sans trouver aucun indice sur la nature de la Chose mystérieuse. Les océanographes furent également incapables d'imaginer dans quoi le Yamacraw avait pénétré. Ils ne pouvaient même pas formuler la moindre hypothèse : jamais pareil phénomène n'avait été signalé.

Il est probable que le Yamacraw a eu beaucoup de chance, car nul ne peut dire ce qui lui serait arrivé s'il n'était pas sorti de la Chose comme il l'a fait. Il aurait sans doute ajouté son nom à la liste des victimes du Triangle des Bermudes.


Richard Winer, le nouveau dossier sur le Triangle des Bermudes

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