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Les éclipses : mythes, légendes et peurs

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Message par Passiflore le Dim 13 Jan 2019 - 13:37

Dans toutes les civilisations anciennes, le Soleil a constitué la première horloge, rythmant l’activité quotidienne par l’alternance des jours et des nuits, tandis que la Lune, avec le cycle de ses phases, a servi de base à l’établissement des premiers calendriers. Partout, les deux astres, vénérés comme de puissantes divinités, ont fait l’objet d’observations attentives. Leurs éclipses ne pouvaient passer inaperçues. Considérées comme des signes envoyés aux hommes par les dieux, les éclipses comptent parmi les premiers phénomènes célestes qui aient attiré l’attention et furent longtemps sources de frayeur.
Les premières observations :
Les plus anciennes observations connues d’éclipses de Soleil ou de Lune ont été effectuées au Proche-Orient et en Extrême-Orient. Au IIIe siècle av. J.-C., l’écrivain grec Diogène de Laërte rapporte qu’à son époque les astronomes des pharaons avaient déjà enregistré 373 éclipses de Soleil et 382 éclipses de Lune. Il fait remonter les premières observations au temps du roi Assès (ou Aseth) et à l’institution par ce souverain du calendrier égyptien, en 2782 av. J.-C., mais on ne dispose pas de documents historiques qui permettent de confirmer cette assertion.
Simplicius, philosophe grec du Ve siècle, révèle que lors de la prise de Babylone par Alexandre, en 327 av. J.-C., Callisthène envoya à son oncle Aristote un recueil de toutes les observations d’éclipses effectuées depuis 19 siècles ; ce recueil n’a malheureusement pas été retrouvé. La seule certitude, c’est que des observations systématiques des éclipses ont été effectuées par les Babyloniens à partir de 750 av. J.-C., les Babyloniens semblent même avoir précédé les Chinois en ce domaine, car on ne dispose d’aucune bonne observation d’éclipse en Chine avant 720 av. J.-C.

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Chez les Mongols, comme dans de nombreuses autres ethnies, 
les éclipses de Soleil ou de Lune donnaient lieu jadis à des cérémonies rituelles.


Éclipses et mythologie :
Dans toutes les civilisations, l’explication des éclipses a fait d’abord appel à la mythologie. Le plus souvent, légendes naïves et croyances superstitieuses ont vu dans ces phénomènes des crimes commis par des animaux fabuleux. Ainsi, pour les Chinois, c’était un énorme dragon qui dévorait le Soleil ; pour les Égyptiens, l’animal malfaisant était le serpent Apophis, ennemi de Rê, le dieu-soleil. Apophis, parfois, se dressait sur la route de Rê pour engager la lutte.

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Dans l’Égypte ancienne, on pensait que les éclipses de Soleil résultaient d’un combat entre Rê, 
dieu solaire, et le serpent Apophis, qui tourne toujours à l’avantage de ce dernier 
(représenté ici sur une stèle conservée au musée du Louvre).


Ce thème d’animaux surnaturels venant attaquer le Soleil ou la Lune se retrouve dans différents pays : au Viêt Nam, l’assaillant est une grenouille géante ; au Paraguay et en Argentine, il s’agit d’un jaguar. Pour les Scandinaves, deux loups énormes, Sköll et Hati, poursuivent sans cesse le Soleil et la Lune. Le second, appelé aussi Managarm, le chien de la Lune, finira par dévorer l’astre des nuits à la fin des temps. Les Inuit donnent, eux, une toute autre explication des éclipses, beaucoup plus originale : ce sont leurs dieux Padli et Amarok, le Soleil et la Lune, qui font l’amour.
Le plus ancien témoignage :
La plus ancienne éclipse dont on ait trouvé témoignage (en déchiffrant des tablettes cunéiformes) serait, d’après les recherches de l’historien F.T. Stephenson, une éclipse totale de Soleil survenue le 3 mai 1375 av. J.-C. à Ougarit, sur la côte du territoire actuel de la Syrie. La plus ancienne éclipse (totale) de Soleil datée avec certitude remonte au 31 juillet de l’an 1063 avant notre ère. On en retrouve la description dans la chronique des premiers rois babyloniens : « Le jour fut transformé en nuit le 26 du mois de Sivan, dans la septième année du règne, et il y eut un feu au milieu du ciel. » Le feu dont il est question désigne vraisemblablement la couronne solaire qui, lors d’une éclipse totale, apparaît comme une auréole brillante autour du disque solaire masqué par la Lune.
Le démon-dragon :
Dans la mythologie hindoue, exposée dans le Mahabharata, les éclipses sont provoquées par le démon-dragon Rahu. Celui-ci a dérobé et absorbé l’ambroisie, breuvage d’immortalité réservé aux dieux, mais il a été aperçu par le Soleil et la Lune qui l’ont dénoncé à Vishnu. Celui-ci, très en colère, a aussitôt tranché la tête de Rahu et l’a lancée dans le ciel. Depuis, cette tête, devenue immortelle, poursuit sans relâche les deux astres délateurs pour les dévorer. Mais les orbes célestes permettent toujours au Soleil et à la Lune de sortir de la gueule du démon et de reprendre leur splendeur. On retrouve le même récit dans le Vishnupurana, et c’est de ce mythe que viennent les noms qui désignent une éclipse en sanskrit, tels que rahugraha ou rahusansparça, qui signifient « l’attaque », « le combat de Rahu ». Dans la version indonésienne de ce mythe, le démon s’appelle Kala Rau.

ÉCLIPSES ET CROYANCES ANCESTRALES

L’idée que les éclipses de Soleil résultent d’une agression contre le Soleil ou la Lune a tout naturellement conduit à des actions visant à effrayer l’assaillant et à lui faire lâcher prise. C’est ainsi que s’est instaurée un peu partout la coutume de crier, de s’agiter, de frapper les gongs ou les tambours et de faire le maximum de vacarme pour que le monstre retourne dans l’abîme et que le Soleil réapparaisse.

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Selon une croyance ancienne, beaucoup de vacarme 
pouvait aider le Soleil ou la Lune éclipsés à réapparaître.

Du vacarme pour délivrer le Soleil :
En Mésopotamie, on allumait des torches, sans doute pour tenter de rallumer l’astre éteint… Adoptée par les Romains, la coutume de pousser de grands cris pour venir au secours du Soleil éclipsé n’avait pas encore disparu au Moyen Âge dans le monde occidental, et l’Église la combattit comme une superstition païenne. Au Ve siècle, saint Maxime de Turin et, deux siècles plus tard, saint Éloi, prêchèrent fortement contre ce comportement.
La mythologie amérindienne donne une interprétation quelque peu différente des éclipses de Soleil : il s’agit toujours d’un combat, mais que se livrent le Soleil et la Lune. Cette situation est dangereuse pour les hommes. Il faut donc séparer les combattants et, pour cela, l’éclipse donne lieu aussi à tout un charivari.

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Longtemps les éclipses effrayèrent les populations. Cette illustration témoigne de la désolation
 que pouvait encore susciter, au XIXe siècle, une éclipse de Lune au Pérou.

Survivance des mythes :
Le 30 juin 1973, une éclipse totale de Soleil est observable en Amérique du Sud et dans plusieurs pays d’Afrique, de la Mauritanie au Mozambique. Cette éclipse fait date dans l’histoire de l’astronomie, car le prototype 001 de l’avion supersonique Concorde est transformé pour l’occasion en observatoire volant et permet à quelques astronomes privilégiés de suivre pendant plus d’une heure le Soleil totalement éclipsé. Mais, parallèlement, des équipes d’ethnologues de l’université Paris X-Nanterre vont étudier les réactions de 4 peuplades réparties sur le territoire couvert par l’éclipse : les Kalinas, au Surinam ; les Touareg, au Niger ; les Saras, en République centrafricaine, et les Nyangatom, au sud de l’Éthiopie.

Les comportements observés s’avéreront assez différents, avec cependant un dénominateur commun : une conception magique de la nature des astres. Chez les Kalinas, les chercheurs n’enregistrent aucun vacarme pour tenter de séparer la Lune du Soleil. Mais, une fois l’éclipse terminée, les femmes s’enduisent et barbouillent leurs enfants d’une sorte de glaise blanchâtre dans une atmosphère de liesse, avant d’aller se laver dans une rivière. Chez les Touaregs, musulmans de longue date, certains voient dans l’éclipse la volonté d’Allah, d’autres, une magie montée par les incroyants. Pendant l’éclipse totale, des femmes éclatent en sanglots, gémissent et entrent en transe. Le soir, des chants et des danses célèbrent le retour du Soleil. Chez les Saras, l’éclipse ne suscite ni peur, ni panique, mais l’on est persuadé que ce sont les Européens qui ont provoqué le phénomène. Chez les Nyangatom, l’éclipse engendre tout un rituel, avec charivari, onctions et aspersions ; à l’issue du phénomène, on tue du bétail pour célébrer la renaissance du Soleil.
Une crainte bien compréhensible :
Ainsi que le note Camille Flammarion dans son Astronomie populaire, « lorsqu’au milieu d’un beau jour, par un ciel pur et sans nuages, le disque éblouissant du Soleil, rongé par un dragon invisible, diminue peu à peu d’étendue, arrive à un mince filet de lumière blafarde et disparaît entièrement, comment ne serait-on pas impressionné par cette mystérieuse extinction ? Si l’on ignore que ce fait est dû à l’interposition momentanée de la Lune devant l’astre lumineux… comment ne craindrait-on pas la prolongation de cette nuit extraordinaire, comment n’imaginerait-on pas l’œuvre d’un génie malfaisant ou ne redouterait-on pas la manifestation de la colère divine ? »

ÉCLIPSES ET PANIQUES

Dans le monde occidental, les éclipses n’inspirent plus de crainte aujourd’hui, mais dans le passé, elles ont parfois donné lieu aux prédictions les plus folles, qui semèrent l’effroi. Ainsi, pour la disparition du Soleil fixée au 21 août 1560, on avait annoncé, en France, un grand bouleversement des États, la ruine de Rome et un déluge universel. Celle du 12 octobre 1605 n’inspira par contre au chroniqueur Pierre de L’Estoile qu’un jeu de mots macabre : « Plusieurs estranges maladies régnèrent à Paris en ceste saison, et avec l’éclipse qui avinst le douzième de ce mois, s’éclipsèrent beaucoup de personnes qui depuis lors n’ont estés vues. »
L’éclipse de Soleil du 12 août 1654 :
Bien que partielle, cette éclipse suscita pourtant une abondante littérature dans laquelle s’affrontèrent détracteurs et défenseurs de l’astrologie. À l’origine, un tract, faussement attribué à un authentique savant, le Padouan Andréas Argolin. Après avoir semé la panique dans les pays germaniques, ce tract traduit en français et remanié est largement diffusé dans l’ensemble du pays. L’auteur, s’appuyant sur une argumentation astrologique, présente l’éclipse comme le présage du jugement dernier. Fontenelle, célèbre savant et écrivain français, neveu de Corneille, rapportera plus tard que, lors de cette éclipse, survenue trois ans avant sa naissance, une foule de Parisiens se réfugia dans les caves.
Face à l’agitation grandissante entraînée par la publication du tract, Claude Auvy, vicaire général du grand aumônier de France et proche collaborateur de Mazarin, fait appel à Pierre Gassendi, professeur au Collège royal (l’ancêtre du Collège de France) et l’un des grands esprits de son temps, pour calmer l’opinion publique.

Les éclipses : mythes, légendes et peurs Zoclip14

Pierre Gassendi (1592-1655). Philosophe et savant réputé, 
il fut chargé de réfuter un tract présentant l’éclipse de Soleil
 du 12 août 1654 comme un présage de la fin du monde.


Malheureusement, si le tract, colporté de bouche à oreille, a touché tous les publics, tant à Paris qu’en province, la réfutation de Gassendi, en dépit d’un tirage important, n’est lue que par ses pairs. C’est également sous l’impulsion du pouvoir, par le truchement de Monseigneur de Mare, un autre proche de Mazarin, que l’intendant des Fortifications, Pierre Petit, compose un opuscule intitulé L’éclipse de Soleil du 12 août 1654. Comme Gassendi, celui-ci s’emploie à rassurer la population par des affirmations de bon sens et des notions d’astronomie élémentaire.
L’éclipse du 1er avril 1764 :
Le clergé fut, pour cette éclipse, chargé de rassurer les populations et l’on put lire ainsi dans la Gazette de France du 19 mars 1764, en prévision de l’éclipse qui devait survenir 13 jours plus tard :
« Les curés, tant des villes que de la campagne, sont invités à commencer plus tôt qu’à l’ordinaire l’office du 4e dimanche de carême, à cause de l’éclipse totale de Soleil qui, sur les 10 h du matin, ramènera les ténèbres de la nuit. Ils sont tous priés, en même temps, d’avertir le peuple que les éclipses n’ont sur nous aucune influence, ni morale ni physique ; qu’elles ne présagent et ne produisent ni stérilité, ni contagion, ni guerre, ni accident funeste, et que ce sont des suites nécessaires du mouvement des corps célestes, aussi naturelles que le lever ou le coucher du Soleil ou de la Lune. »

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Gravure satyrique concernant l’éclipse de Soleil du 1er avril 1764. Dans son journal, 
à la même date, l’astronome Jérôme Lefrançois de Lalande note : « Éclipse annoncée 
comme totale dans la gazette et dans tous les prônes de Paris quoiqu’elle ne dût pas l’être. »

Étonnant article, à la suite duquel l’office dominical fut effectivement avancé dans la plupart des paroisses, bien que certains scientifiques aient réfuté cette annonce en expliquant qu’il ne s’agissait pas d’une éclipse totale mais d’une éclipse annulaire et que cette dernière ne pouvait pas amener « les ténèbres de la nuit ».

ÉCLIPSES ET GUERRES

À diverses reprises, dans l’histoire, des éclipses de Soleil ou de Lune ont influé sur le déroulement ou l’issue de batailles. Les récits des historiens témoignent de la crainte qu’inspiraient ces phénomènes célestes.
La paix par l’éclipse :
Hérodote, historien grec du Ve siècle av. J.-C., rapporte que les Mèdes et les Lydiens, en conflit, signèrent la paix à l’occasion d’une éclipse totale de Soleil. « Mèdes et Lydiens, rapporte-t-il, étaient en guerre depuis 5 ans et la fortune des combats tournait tantôt dans un camp, tantôt dans l’autre. La 6e année, au cours d’une bataille, et alors que l’engagement s’échauffait, le jour fut soudain chargé en nuit. Les combattants virent dans ce phénomène un avertissement du ciel, déposèrent les armes et firent la paix. »

Le calcul astronomique a permis d’établir que cette éclipse eut lieu le 28 mai 585 avant J.-C. Hérodote ajoute : « Thalès de Milet avait d’ailleurs prédit cette éclipse aux Ioniens, pour l’année dans laquelle elle se produisit. » Mais, par la suite, de nombreux commentateurs trop zélés ont donné naissance à la légende selon laquelle Thalès aurait réussi à prédire la date de l’éclipse et, mieux encore, sa zone de visibilité à la surface de la Terre.
Éclipses et stratégies :
On dit aussi que, en l’an 431 avant notre ère, le stratège athénien Périclès prit la décision d’attaquer le Péloponnèse à la suite d’une éclipse de Soleil. Au cours du même siècle, une éclipse de Soleil déclencha une révolte dans l’armée de Xerxès.
En 413 av. J.-C., c’est une éclipse de Lune qui provoqua la défaite des forces athéniennes qui attaquèrent Syracuse sous le commandement du général Nicias. L’historien grec Thucydide rapporte que Nicias, effrayé par cette éclipse en laquelle il vit un mauvais présage, différa d’un mois le repli de ses troupes. Lorsqu’il décida enfin de battre en retraite, l’armée de Sparte encercla la flotte athénienne et la décima. Quelque 200 bateaux furent détruits ; 29 000 soldats trouvèrent la mort ou furent faits prisonniers ; Nicias fut exécuté.

Au siècle suivant, en 331 av. J.-C., par suite d’une autre éclipse de Lune, Alexandre eut beaucoup de mal à calmer ses troupes à la veille de la bataille d’Arbèles.
Tite-Live rapporte qu’en 168 av. J.-C., Sulpicius Gallus, lieutenant du consul Paul Émile dans la guerre contre Persée, dernier roi de Macédoine, averti qu’une éclipse de Lune aurait lieu dans la nuit même qui devait précéder la bataille décisive à Pydna, eut soin d’en prévenir ses troupes pour éviter qu’elles ne s’affolent et pouvoir ainsi tirer profit du phénomène : les Romains attaquèrent donc l’armée adverse au début de l’éclipse ; les Lacédémoniens, effrayés par la disparition de la Lune, furent écrasés.
Le 22 mai 1453, durant le siège de Constantinople, une éclipse de Lune brisa le moral des assiégés et hâta ainsi la chute de la ville aux mains des Turcs.
Un fait d’armes de Lawrence d’Arabie :
Le 4 juillet 1917, Lawrence d’Arabie, à la tête d’une cinquantaine de guerriers bédouins, réussit à s’emparer d’un fort turc très bien gardé, dans le petit port d’Aqaba (sur le bord est la péninsule du Sinaï), à la faveur d’une éclipse totale de Lune : paniqués par le phénomène, les défenseurs du fort ne songèrent qu’à tirer en l’air et à faire du vacarme en tapant sur des pots de cuivre ! 

QUELQUES ÉCLIPSES CÉLÈBRES

Certaines éclipses de Soleil ou de Lune ont joué un rôle historique incontestable, en modifiant par exemple le cours de batailles par la frayeur qu’elles suscitèrent. D’autres, plus modestement, ne doivent leur célébrité qu’au retentissement d’évènements – réels ou imaginaires – auxquels elles ont été associées.
Christophe Colomb sauvé par une éclipse de lune :
Une anecdote célèbre concerne l’éclipse de Lune qui tira Christophe Colomb et ses compagnons d’un mauvais pas. En 1504, lors de son 5e voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb avait abordé à la Jamaïque après la mutinerie d’une partie de son équipage. Les mutins s’étant emparés des réserves de vivres et des objets de négoce, le navigateur et ceux qui lui étaient restés fidèles se trouvaient complètement démunis, face à des indigènes refusant de les approvisionner en nourriture. Cependant, grâce à des éphémérides qu’il avait conservées, Christophe Colomb put prédire aux chefs indigènes, trois jours avant une éclipse de Lune, que le dieu chrétien allait leur donner, dans le ciel, un signe de son vif mécontentement en faisant disparaître la Lune. À la date annoncée, le 29 février 1504 (en fait, le 10 mars dans la chronologie actuelle, puisque la mise en application du calendrier grégorien décidée en 1582 par le pape Grégoire XIII provoquera alors un « saut » de 10 jours), la Lune s’assombrit puis prit une magnifique teinte rougeâtre. Les insulaires, saisis de frayeur, se jetèrent aux pieds de Christophe Colomb et lui accordèrent tout ce qu’il demandait !



Philippe de la Cotardière, L'éclipse de soleil du 11 août 1999

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