PARANORMAL & SUPRANATUREL
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Merci, les enfants

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Message par Passiflore le Mer 19 Aoû 2020 - 15:41

Il y a de cela plus d'une décennie, alors que je naviguais sur le lac Rice, dans la région de Kawartha Lakes au Canada (Ontario), j'ai vécu une aventure inoubliable. C'était une journée ensoleillée, avec un ciel clair, une herbe verte, une eau bleue. Pour qui loge dans une caravane, un jour de vacances idéal !

Dans le passé, deux jeunes garçons avaient tenté d'embarquer seuls sur une petite barque amarrée à un pont surplombant une eau profonde. D'une manière ou d'une autre, l'un des deux enfants dut faire chavirer l'embarcation et ils tombèrent dans le lac, où ils se noyèrent.

Merci, les enfants Kawart10

Donc ce jour-là, il était vers les 5 h de l'après-midi, et je crois que tout le monde ou presque était au courant de cette tragédie. Enfin tout le monde sauf moi. Le soleil était bas dans le ciel et d'après mes estimations, j'avais devant moi près de deux heures pour aller pêcher. Je me rendis donc au lac avec ma barque, ce qui me prit environ 20 minutes. Il commençait à faire sombre. J'essayai de faire demi-tour, mais la partie inférieure du moteur externe heurta un rondin ou je ne sais quoi, ce qui cassa la boîte à vitesses en deux (morceaux). La collusion fut terrible.

J'étais coincé au milieu du lac, et comme un idiot, je n'avais emporté qu'une seule rame. C'était un aviron à propulsion, grand et lourd, pratiquement inutile par lui-même. Je tentais de ramer avec ce truc massif, mais c'est à peine si j'avançais. Il faisait presque nuit, et je ne voyais pas d'autre barque. L'obscurité ! On ne se doute pas à quel point l'obscurité est totale quand il fait nuit à la campagne. Pour toutes lumières dans le ciel, il y avait les étoiles, la pleine lune et la planète Jupiter. Je ne voyais pas au delà de 6 mètres, et je distinguais juste quelques formes vagues dans l'eau (comme de l'huile, noire et épaisse). Une brise intermittente, plutôt que mes propres efforts, avait emmené ma barque dans une zone couverte d'une myriade de roseaux et de joncs, dont la plupart atteignait une hauteur d'1,20 à 1,50 m. Je savais où j'étais; je connaissais ces satanés roseaux. C'est une zone traîtresse avec son labyrinthe de voies d'eau. J'avais maintenant toutes les chances de me perdre. Je luttais sans relâche pour ne pas être pris au piège, mais ça ne servait à rien. Un courant provoqué par une arrivée d'eau dans les marais maintint la barque dans les roseaux et m'attira plus avant. J'étais fichu, du moins jusqu'à ce que j'atteigne un endroit plus tranquille.

Désorienté et épuisé, j'attachai la barque à un amas de roseaux. La température chuta brutalement. Alors que j'étais assis, paisiblement, je perçus, pour la première fois, une sorte de plainte, de sifflement ou de mélodie, produite par les roseaux; et entre les coups de vent qui les faisaient chanter, une espèce de respiration ou de halètement. Peut-être parce que j'étais assis là, seul, dans une obscurité totale, mon audition était décuplée.

Puis j'entendis, venant de l'eau, comme deux enfants qui riaient, ou gloussaient, et chuchotaient parfois, comme s'ils se racontaient des secrets. Environ 20 mètres plus avant, je les entendis toujours, sans rien voir toutefois. Croyant que j'approchais de la terre, je les appelai, mais n'obtins aucune réponse. Mieux même, un silence soudain s'installa pendant quelques secondes (même les roseaux s'étaient tus). Puis la brise souffla et j'entendis à nouveau les roseaux et ces rires. Je me levai et hurlai. Je m'emparai de l'aviron et me mis à frapper la barque avec. Je n'entendais toujours rien et ce même silence perdurait. Peu après, les rires se firent entendre et je décidai d'en trouver l'origine. Les enfants n'étaient sûrement pas bien loin. Je pris l'aviron et poussai la barque le long des lits de roseaux en direction des rires.

Environ une heure plus tard, avec les enfants qui se trouvaient apparemment juste devant moi, je parvins à un endroit d'où je voyais quelques lumières venant de mon campement. Et tous ces bruits s'évanouirent. J'étais de retour chez moi en terrain familier et tout était redevenu normal.

David N. Law, Scarborough, Ontario, Canada, avril 1995


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